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2003 __Kofi Annan appelle à lintensification des efforts pour construire une avenir libéré du racisme et un monde où légalité sera une réalité pour tous
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Dans un message rendu public aujourd'hui à l'occasion
de la Journée internationale pour l'élimination
de la discrimination raciale, Kofi Annan, a invité
les gouvernements à se mobiliser contre le racisme, de
façon à ce que "la différence soit un
atout et non une menace".
Rappelant que le 21 mars commémore la mémoire
des 69 jeunes manifestants sud-africains qui ont protesté
à cette même date en 1960, à Sharpeville, contre le régime de l'apartheid, le secrétaire général des Nations unies a affirmé que 40 ans après cette tragédie la lutte contre la discrimination raciale était loin d'être gagnée. "Les pratiques discriminatoires sont ancrées dans les structures économiques, politiques, et sociales de nombreuses sociétés. Elles sont même à l'origine de plusieurs conflits violents", a-t-il déclaré.
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Kofi Annan a également mis l'accent sur le rôle indispensable que joue les Nations unies en faveur des migrants, des minorités, des populations autochtones, et autres victimes de discriminations, et invité les différents acteurs engagés auprès de l'Organisation à intensifier leurs efforts afin de construire "un monde où règnera l'égalité pour tous".
LE MESSAGE DE KOFI ANNAN
La Journée internationale pour l'élimination
de la discrimination raciale commémore les victimes
du massacre de Sharpeville où le 21 mars 1960, 69
personnes qui manifestaient pacifiquement contre l'apartheid ont
été massacrées par les forces de police sud-africaines.
Si cette tragédie a marqué un tournant important
dans la lutte contre le racisme, la bataille n'est pas encore
gagnée.
Plus de 40 ans après, la discrimination raciale, la
xénophobie et l'intolérance qui y est associée
demeurent des problèmes d'une extrême gravité.
De fait, la discrimination est profondément ancrée
dans les structures économiques, sociales et politiques
de maintes sociétés et elle constitue l'une des
causes premières de plusieurs conflits violents. Les membres
de certains groupes raciaux ou ethniques continuent d'être
plus vulnérables à la pauvreté et d'avoir
plus difficilement accès à des services de santé
adéquats et à l'éducation que les groupes
prédominants. La persistance des vieux schémas racistes
condamne beaucoup de gens à une vie marginale et à
l'humiliation. Et depuis 10 ans, de nouvelles manifestations de
haine ont surgi.
Honorer les victimes d'hier et d'aujourd'hui
L'Organisation des Nations Unies reste au cur des efforts entrepris
pour soulager les migrants, les minorités, les peuples
autochtones, les personnes d'origine africaine et d'autres victimes.
Ces efforts privilégient l'éducation,
afin d'inculquer à tous les membres de la société
les valeurs de l'égalité, de la tolérance,
du respect de la diversité et des droits de l'homme.
Mais ce processus ne peut aboutir que si les gouvernements et
la société civile le font leur. Les gouvernements
devraient donner des orientations politiques nettes en adoptant
de vastes plans nationaux d'action contre le racisme que devraient
compléter des efforts de la société civile
pour édifier des sociétés inclusives où
l'on verrait la diversité non comme une menace, mais comme
un atout.
La Journée internationale pour l'élimination
de la discrimination raciale nous offre l'occasion d'honorer toutes
les victimes d'hier et d'aujourd'hui en intensifiant nos efforts
pour construire un avenir libéré de ce fléau
et un monde où l'égalité sera une réalité
pour tous.
Source: Nations unies, New York, mars 2003.
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