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VILLE DE GENÈVE >LUniversité dété des droits de lhomme >10e anniversaire de la Convention sur les droits de lenfant
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Dans le cadre des célébrations pour le 10ème anniversaire de la Convention internationale sur les droits de l'enfant, le Département des affaires sociales de la ville de Genève a mis en ligne sur Internet une campagne d'information sur la "situation des enfants dans le monde".
La ville a publié les messages d'une quinzaine de personnalités parmi lesquelles Ruth Dreifuss, Présidente de la Confédération, Kofi Annan, secrétaire général des Nations unies, Mary Robinson, haut commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Federico Mayor, Directeur de l'UNESCO, Carol Bellamy, Directrice de l'UNICEF et Boutros Boutros-Ghali, secrétaire général de la Francophonie. M. Manuel Tornare, Conseiller administratif de la ville de Genève, a lancé, le 19 novembre 2000, au Palais des Nations, en présence de Mary Robinson, un Appel en faveur du respect des droits de l'enfant. |
Le 20 novembre 1989, à New York, l'Assemblée générale de l'Organisation des Nations unies (Onu) adoptait à l'unanimité la Convention internationale sur les droits de l'enfant. Dix ans plus tard, 191 Etats - dont la Suisse - ont ratifié ce texte fondé sur les valeurs de la Charte des Nations unies et de la Déclaration universelle des droits de l'homme.![]()
Ce traité, quasi universel, définit les droits fondamentaux des enfants : non-discrimination (les droits s'appliquent à tous les enfants), intérêt supérieur de l'enfant (qui a droit à une protection), droit à la survie et au développement (donc à la santé et à l'éducation), droit de l'enfant à être écouté dans les situations le concernant.
Les observateurs s'accordent à dire que, en dépit des progrès indéniables qui ont été réalisés, l'application de la Convention demeure, dix ans après son adoption, un sujet de graves préoccupations.
Il y a quelques jours encore, l'Assemblée générale des Nation unies dressait un tableau sombre de la situation des enfants dans le monde à quelques jours de l'an 2'000 : des dizaines de millions d'enfants souffrent de la pauvreté - le plus grand ennemi des droits de l'enfant -, de malnutrition, d'analphabétisme, du fléau de la guerre, de l'épidémie du sida ; des dizaines de millions d'enfant sont soumis aux "pires formes" de travail, sont abusés ou exploités sexuellement.
Il est de notre devoir - et de notre responsabilité - de tout faire, pour assurer à ces enfants, les êtres humains les plus vulnérables, une protection de base, une "sécurité humaine" qui les protège de toute détresse physique et morale.
La Ville de Genève prend, aujourd'hui, l'initiative de lancer sur Internet une campagne d'information sur cette situation des enfants dans le monde.
Cette campagne Internet répond à au moins cinq objectifs :
donner une meilleure visibilité aux droits de l'enfant, en particulier au premier d'entre eux, celui, pour l'enfant, de connaître ses droits,
utiliser le réseau mondial Internet (le vecteur de communication du siècle à venir, en particulier pour la jeunesse) pour dresser un état des lieux d'une situation qui est autant la marque d'une terrible catastrophe humanitaire que le signe flagrant d'un échec de civilisation,
appuyer les efforts de toux ceux qui souhaitent renforcer l'efficacité de la Convention en lui adjoignant, avant la fin de l'an 2000, des "protocoles additionnels" qui préviendront, d'une part, l'engagement d'enfants dans les conflits armés, d'autre part la prostitution enfantine et la pornographie impliquant des enfants,
rappeler le rôle majeur que "Genève, ville des droits de l'enfant" elle accueille le Comité des droits de l'enfant - souhaite continuer à jouer dans ce domaine, en particulier en accord et en coopération avec le Haut commissariat des Nations unies aux droits de l'homme,
lancer un Appel de Genève en faveur du respect des droits de l'enfant.
Cet Appel à la tolérance, à la conscience et à la responsabilité de tous, s'adresse tout autant à la communauté internationale qu'à l'ensemble des organisations de la société civile. Il renouvelle la volonté exprimée en 1923 dans la première Déclaration de Genève - première Déclaration des droits de l'enfant adoptée par la Société des nations : "l'Humanité se doit de donner à l'enfant ce qu'elle a de meilleur".
De la Déclaration à l'Appel de Genève, aujourd'hui, il n'y a qu'un "message", inlassablement rappelé, et qui, sous la signature de l'Unicef, figure depuis quelques jours sur les murs de Genève : il faut rendre l'enfance aux enfants. Que ce "message" devienne le mot d'ordre du prochain millénaire.![]()