Genève, ville des droits de l'homme La Ville de Genève demande aux Nations unies de faire la lumière sur l'assassinat de Kazem Radjavi


__La Ville de Genève demande aux Nations unies de faire la lumière sur l'assassinat de Kazem Radjavi


Au cours d'une cérémonie placée sous le thème de "la responsabilité des Etats par rapport aux défenseurs des droits de l'homme", la Ville de Genève a rendu hommage, le 4 mai 2000 au Musée de l'Ariana, au militant iranien Kazem Radjavi, assassiné il y a dix ans dans les environs de Genève.

Cet hommage à un "défenseur des droits de l'homme", indique le Conseil administratif (exécutif) de la Ville, a coïncidé avec la décision de la Commission des droits de l'homme des Nations unies, réunie à Genève, de désigner un rapporteur spécial chargé de la protection des défenseurs des droits de l'homme, "décision qui va dans le sens de la démarche de la Ville de Genève".

La Ville de Genève a "officiellement" demandé à Mme Mary Robinson, haut commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, "de saisir le nouveau représentant spécial de l'ONU afin qu'il prenne connaissance du dossier de Kazem Radjavi et entame les actions nécessaires à la clarification de cette tragique affaire".

En effet, souligne le communiqué du Conseil administratif, "des éléments précis ont été relevés au moment de l'enquête révélant comment Kazem Radjavi a été exécuté et comment ses assassins ont pu regagner l'Iran en toute impunité. Toutes les demandes d'extradition judiciaire et de jugement sur place se sont par la suite heurtées à des fins de non recevoir.

"Cette situation ne peut évidemment pas en rester là, car la famille en souffre énormément, sans oublier la responsabilité des Etats qui ne peuvent renoncer à leur obligation de faire la lumière sur ce genre de crime au nom de quelque raison que ce soit".

09.2000