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__Un prix genevois pour le respect des droits de l’homme en psychiatrie


Le premier prix pour le respect des "droits de l'homme en psychiatrie" a été décerné le 14 septembre 2000, à Genève, à "Geneva Initiative on Psychiatry", une association internationale qui a dénoncé et combattu les abus psychiatriques dans l'ancienne Union soviétique.

L'association, qui existe depuis 1981, à son siège à Hilversum (Hollande). Elle coordonne aujourd'hui le réseau "Réformateurs en psychiatrie" qui cherche à améliorer la qualité des soins apportés aux malades mentaux dans les pays de l'Est ainsi que les conditions de travail du personnel soignant. Elle a été sélectionnée - sur une liste de candidats dont la moitié environ provenait des pays du tiers monde – par un jury présidé par Robert Badinter, ancien ministre français de la justice.

"Il ne suffit pas d'appliquer les mesures pour faire appliquer les droits de chacun, il faut aussi que le sujet en soi informé, a déclaré Robert Badinter, en saluant l'action de "Geneva Initiative on Psychiatry". Il est, par ailleurs, fondamental de veiller à ce que les médecins ne soient pas utilisés pour résoudre les problèmes sécuritaires d'un pays. Ce n'est pas parce que le goulag a disparu, que les problèmes liés au respect des droits de l'homme sont résolus dans le domaine de la
psychiatrie".

La Fondation "Prix de Genève pour les droits de l'homme" entend, avec ce prix, récompenser une personne ou une institution gouvernementale ou non gouvernementale "qui s'est distinguée par une uvre d'envergure nationale ou internationale valorisant l'équité, l'humanité ou l'excellence dans les soins psychiatriques". Pour son président, Théodore Hovaguimian, la fondation "ne se préoccupe pas que des abus perpétrés, dans ce domaine, par les Etats". Il ajoute : "Une vue uniquement économique de la santé – instrumentalisation du psychiatre et abandon des "mauvais risques" par les assurances – peut, elle aussi, entraîner d'autres formes d'injustice dans la délivrance des soins".

Il paraît indispensable à la fondation genevoise de protéger les plus vulnérables, parmi lesquels "les malades mentaux, souvent dénigrés dans leur propre famille, abandonnés, et qui risquent de perdre leurs droits aux soins et à l'intégration sociale".

Source : Agence InfoSud.up
Geneva Initiative on Psychiatry: http://www.geneva-prize.ch