Genève, ville des droits de l'homme L’Etat de Genève et le respect du droit de la personne


__Les Droits de l’Homme au Parlement genevois


Ecusson GEC’est une première suisse. Le parlement cantonal genevois a accepté, le 21 septembre 2000, la création d’une Commission permanente des Droits de l’Homme. C’est à l’unanimité que les députés genevois ont approuvé la proposition de leur collègue Michel Halpérin.

Citant la philosophe suisse Jeanne Hersch, décédée en juin 2000, le député libéral a rappelé que les droits de l’homme étaient une plus une question philosophique que politique. ”Il s’agit d’un rempart contre l’arbitraire”, a-t-il expliqué, rappelant que les droits de l’homme, ”droits individuels”, se définissent avant tout par opposition aux forces du pouvoir, à ses abus. Pour Michel Halpérin, les droits de l’homme sont fondamentaux, les autres droits n’étant que ”relatifs”, voire subsidiaires.

Le député de l’Alliance de gauche (Adg) Pierre Vanek a, pour sa part, souligné que les droits économiques, sociaux et culturels, inscrits dans la Charte internationale des droits de l’homme des Nations unies, sont eux aussi des ”droits de l’homme”, au même titre que les droits civils et politiques. ”Les droits humains, a-t-il déclaré, sont le reflet d’exigences impossibles à satisfaire dans ce système capitaliste mondialisé”.

Le nom donné à la commission a suscité un débat au sein de la gauche genevoise. La député Adg Jeannine Haller souhaitait que, dans le titre de la commission, ”droits de l’homme” soit remplacé par celui, moins sexiste, de ”droits humains”. C’est la proposition, de compromis, de la socialiste Mireille Gaussauer-Zurcher qui a été adoptée: la ”connotation masculine” a été atténuée en mettant des majuscules à droits et à homme ainsi qu’en inscrivant dans la loi, entre parenthèse, le terme de ”droits de la personne”.

Dans les dossiers cantonaux, le rôle de la commission sera de s’assurer que les institutions genevoises fonctionnent dans le respect des droits de l’homme. Quant à ceux relevant de la Suisse ou de l’étranger, leur examen par la nouvelle commission permettra au parlement genevois d’être mieux informé sur ces questions.

Sources: presse genevoise, 22 septembre 2000.Up