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"Genève est riche d'une tradition d'accueil, elle est fière de ses contributions au droit et à la politique humanitaires" La cérémonie d'admission de la Suisse aux Nations unies, qui s'est déroulée [le 10 septembre 2002] à New York, a été suivie avec émotion, joie et reconnaissance dans tout le pays. Au nom du gouvernement suisse, j'exprime notre gratitude à l'Organisation des Nations unies et à ses Etats membres, qui ont accueilli notre pays en leur sein. Le Conseil fédéral remercie également le peuple suisse. Grâce à son vote positif, ce n'est pas seulement un Etat, la Suisse, qui a décidé d'adhérer pleinement à la famille des Nations Unies, mais un peuple. Les Genevoises et les Genevois ont été parmi ceux qui ont le plus clairement souhaité surmonter une situation paradoxale. Hôte d'organisations très importantes de l'ONU, dans un pays qui ne participait pas aux travaux de l'Assemblée générale de cette institution. Voilà qui appartient désormais au passé. Le drapeau suisse flotte enfin parmi les emblèmes nationaux des membres de l'ONU et le drapeau de l'ONU flotte sur la cathédrale de Genève. Ce dialogue des drapeaux exprime une commune volonté, une commune aspiration. Les Nations Unies et la Suisse partagent et défendent les mêmes valeurs : la paix et la tolérance entre les peuples, la démocratie et l'Etat de droit, le respect de l'individu et de ses libertés fondamentales, la responsabilité aussi à l'égard des générations futures. Aujourd'hui, nous hissons notre drapeau au siège européen de l'Organisation des Nations unies. Genève est riche d'une tradition d'accueil, qui remonte au temps de la Réforme, elle est fière de ses contributions au droit et à la politique humanitaires, dont témoignent les Conventions de Genève et le Comité international de la Croix-Rouge. Nous sommes aujourd'hui prêts, en tant que membre à part entière des Nations unies, à nous engager de manière plus déterminée, encore, pour l'avenir de l'humanité. |