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RAPPORT 2009 

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DROITS DE L'HOMME, 2009 | LE RAPPORT ANNUEL DE HUMAN RIGHTS WATCH
 __Les Etats-Unis appelés à donner à nouveau l'exemple

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L'organisation américaine de défense des droits de l’homme Human Rights Watch (HRW) a publié, le 14 janvier 2009, son rapport annuel 2009. Le texte évoque les violations commises en Afghanistan, en Colombie, en République démocratique du Congo, en Géorgie, en Israël et dans les territoires palestiniens occupés, en Somalie, au Sri Lanka et au Soudan. Il dénonce également la répression politique en Birmanie, en Chine, à Cuba, en Iran, en Corée du Nord, en Arabie saoudite, en Ouzbékistan et au Zimbabwe. Et met en avant les violations commises par les gouvernements français, britannique et américain au nom de la lutte antiterroriste.

Le rapport conseille en outre à l'administration du nouveau président Barack Obama de "placer les droits de l’homme au cœur de sa politique extérieure, intérieure et de sécurité si elle souhaite effacer les dégâts causés par les années Bush".

"Les Etats-Unis, qui étaient bien souvent aux avant-postes de la défense des droits de l'homme, sont devenus sous [le gouvernement] Bush un des principaux contrevenants aux droits de l'homme", a souligné, au cours d'une conférence de presse, le directeur de HRW, Kenneth Roth.

"Le président élu Obama devrait faire, en gros, deux choses pour restaurer la réputation de l'Amérique : d'abord, mettre fin aux violations de l'ère Bush, et deuxièmement les renier officiellement et définitivement".

Les scandales qui ont émaillé la présidence Bush, comme les détentions sans procès à Guantanamo, les révélations de tortures à la prison d'Abou Ghraïb en Irak et l'arrestation hors de tout cadre juridique de personnes soupçonnées de terrorisme à travers le monde ont fait perdre à Washington son autorité morale, selon le rapport.

Cette politique "n'est pas seulement illégale, elle est contreproductive", a souligné M. Roth, pour qui elle a facilité la tâche de recrutement des terroristes et découragé la coopération internationale.

M. Obama, qui a fait campagne en promettant une nouvelle approche de la sécurité nationale, devrait annoncer la fermeture du camp de Guantanamo dès sa prise de fonction.

"Aujourd'hui, la diplomatie la plus active en matière de droits de l'homme a lieu à Alger, au Caire et à Islamabad, avec le soutien de Pékin et Moscou", écrit M. Roth dans son introduction au rapport.

"La force d'exemple d'une Chine autoritaire et les bravades d'une Russie forte de son pétrole facilitent le rejet des principes des droits de l'homme", tandis que les gouvernements qui les respectent "ont en grande partie abandonné le terrain", déplore-t-il.

90 pays

Le rapport, qui couvre 90 pays, insiste aussi sur les souffrances des civils dans les conflits, aussi bien en Afghanistan qu'en Géorgie, en Israël ou au Sri Lanka.

La Birmanie, la Chine, Cuba, l'Iran, la Corée du Nord, l'Arabie Saoudite, l'Ouzbékistan et le Zimbabwe sont stigmatisés pour la répression des opposants politiques. Mais, la Grande-Bretagne, la France et les Etats-Unis sont aussi montrés du doigt pour des excès commis lors d'opérations antiterroristes.

Les adversaires des droits de l'homme ont marqué des points, souligne HRW. Ainsi, la surveillance par les Nations unies de la répression exercée en Ouzbékistan, en Irak ou en République démocratique du Congo s'est relâchée, comme les critiques du régime birman.

L'Afrique du Sud est blâmée pour sa passivité vis-à-vis des violations des droits de l'homme commises au Zimbabwe, l'Egypte pour sa propension à "encourager une surveillance moins étroite" de ce qui se passe au Darfour et la Chine pour son indifférence à la répression en Birmanie.

L'Union européenne est félicitée pour sa réponse "admirable" à la crise russo-géorgienne, qui a permis d'apaiser les tensions, et pour avoir envoyé des observateurs au Tchad.

Human Rights Watch distribue quelques bons points à des pays comme l'Argentine, le Chili, le Costa Rica, le Mexique et l'Uruguay, le Botswana, le Ghana, le Liberia et la Zambie.

Le Japon et la Corée du Sud "hésitent à prendre fermement position en Asie", mais ont des circonstances atténuantes selon HRW, qui estime qu'ils ne peuvent guère faire entendre leur voix sans un soutien des démocraties occidentales.

Sources : presse francophone, janvier 2009.
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