La Commission des droits de l'homme


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59e session


EDUCATION DROITS DE L’HOMME / RESOLUTION
__La Commission souhaite la mise en place dans les écoles, des programmes d'enseignement comprenant des leçons sur la compréhension mutuelle, la tolérance, le civisme, les droits de l'homme et la promotion d'une culture de paix


La Commission des droits de l'homme a adopté, le 25 avril 2003, sans vote, une résolution dans laquelle elle demande à tous les gouvernements de renforcer leur contribution à l'application du Plan d'action en vue de la Décennie des Nations unies pour l'éducation dans le domaine des droits de l'homme (1995-2004).

LA RESOLUTION

Aux termes d'une résolution sur la Décennie des Nations unies pour l'éducation dans le domaine des droits de l'homme (E/CN.4/2003/L.99), adoptée sans vote telle que révisée, la Commission demande instamment à tous les gouvernements de renforcer leur contribution à l'application du Plan d'action de la Décennie, notamment: en encourageant la création, compte tenu de la situation existant dans chaque pays, de comités nationaux pour l'éducation dans le domaine des droits de l'homme largement représentatifs, qui seront chargés d'établir des plans d'action nationaux détaillés, efficaces et viables pour l'éducation et l'information dans ce domaine; en encourageant et en appuyant la participation des organisations non gouvernementales et associations communautaires nationales et locales à l'exécution des plans d'action nationaux; en élaborant et en exécutant des programmes culturels et pédagogiques visant à lutter contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est associée, et en appuyant et en lançant des campagnes d'information et des programmes de formation ciblés dans le domaine des droits de l'homme.

La Commission engage vivement les Etats à intensifier leurs efforts en matière d'éducation, y compris dans le domaine de l'éducation relative aux droits de l'homme, afin de favoriser une compréhension et une prise de conscience des causes, des conséquences et des méfaits du racisme, de la discrimination raciale, de la xénophobie et de l'intolérance qui y est associée, et en outre engage vivement les Etats, à établir des matériels pédagogiques, notamment des manuels scolaires et des dictionnaires, conçus pour combattre ces phénomènes. Elle encourage aussi les autorités compétentes à mettre en place, dans les écoles, un programme d'enseignement comprenant des leçons sur la compréhension mutuelle, la tolérance, le civisme, les droits de l'homme et la promotion d'une culture de paix.

La Commission prie en outre le Haut Commissariat, en coopération avec l'UNESCO, de consulter les Etats Membres sur les succès et les lacunes de la Décennie en cours sur l'éducation dans le domaine des droits de l'homme, en tenant compte des vues exprimées dans le rapport d'évaluation à mi-parcours (A/55/360). Elle invite le haut commissaire et l'UNESCO à envisager de consacrer à cette question une partie des réunions régionales et sous-régionales prévues d'ici à la prochaine session de la Commission.

Déclarations et explications de vote

S'exprimant sur le projet de résolution portant sur l'éducation aux droits de l'homme (L.99), le représentant de l'Inde a déclaré que l'éducation aux droits de l'homme est beaucoup productive que les tentatives de culpabilisation de certains Etats. Mais certains libellés de ce texte, tels l'alinéa 10 du préambule, ne conviennent pas, on peut en effet limiter la portée de l'éducation aux droits de l'homme à certaines situations.

D'autre part, la notion de sécurité humaine employée par la résolution n'est pas encore complètement comprise, et il est impossible en l'état de se prononcer sur une telle base. L'Inde se joindra néanmoins au consensus sur ce texte qui est très utile à certains égards.

Le représentant de Cuba a déclaré partager entièrement la position de l'Inde.

Source : Nations unies, Genève, 25 avril 2003.
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