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15 MARS - 25 AVRIL 2003, 59e SESSION DE LA COMMISSION
__ II. ADOPTION DE RESOLUTIONS, DECISIONS ET DECLARATIONS
QUESTION SUR LINTEGRATION DES DROITS FONDAMENTAUX DES FEMMES et de l'approche sexospécifique
La Commission des droits de l'homme a adopté deux résolutions au titre de la question de l'intégration des droits fondamentaux des femmes et de l'approche sexospécifique. Les deux résolutions ont été adoptées sans vote.
Aux termes d'une résolution sur l'élimination
de la violence contre les femmes (E/CN.4/2003/L.52 amendé)
la Commission décide de proroger de trois ans le
mandat de la Rapporteuse spéciale sur la violence contre
les femmes. Elle condamne vigoureusement tous les actes de violence
contre les femmes et les filles et, à cet égard,
demande, conformément à la Déclaration
sur l'élimination de la violence à l'égard
des femmes, que soit éliminée toute forme de
violence fondée sur le sexe dans la famille ou au sein
de la collectivité, ou perpétrée ou cautionnée
par l'Etat.
La Commission condamne vigoureusement les violences physiques,
sexuelles et psychologiques infligées au sein de la famille,
qui englobent, sans que la liste de ces actes soit exhaustive,
l'administration de coups, les violences sexuelles contre les
femmes et les filles du ménage, la violence liée
à la dot, le viol conjugal, l'infanticide féminin,
les mutilations génitales féminines, les crimes
à l'encontre de femmes commis au nom de l'honneur, entre
autres. Elle souligne que les États ont l'obligation concrète
de promouvoir et de protéger les droits fondamentaux des
femmes et des filles et d'agir avec la diligence voulue en matière
de prévention, d'enquête et de répression
visant toutes les formes de violence contre les femmes et les
filles. La Commission condamne vigoureusement enfin les actes
de violence contre les femmes en temps de conflit armé,
tels que meurtre, viol - y compris le viol systématique
-, esclavage sexuel et grossesse forcée.
Par une résolution sur la prise en compte
des droits fondamentaux des femmes dans tous les organismes du
système des Nations Unies (E/CN.4/2003/L.50 amendé),
la Commission invite le Conseil économique et social
à employer la partie consacrée au débat sur
la coordination de sa session de fond de 2004 pour examiner et
évaluer l'application, à l'échelle du système,
des conclusions concertées que le Conseil a adoptées
le 18 juillet 1997 sur l'intégration d'une perspective
sexospécifique dans toutes les politiques et tous les programmes
du système des Nations unies. La Commission rappelle la
proposition d'organiser une réunion des institutions nationales
de défense des droits de l'homme, des mécanismes
nationaux de promotion de la femme et du Comité pour l'élimination
de la discrimination à l'égard des femmes, en vue
d'examiner les stratégies d'élimination de la discrimination
fondée sur le sexe. La Commission encourage également
toutes les entités compétentes des Nations unies
à continuer d'aider les femmes à connaître,
comprendre et utiliser les instruments relatifs aux droits de
la personne, en particulier la Convention sur l'élimination
de toutes les formes de discrimination à l'égard
des femmes et le Protocole facultatif s'y rapportant.
Source : Nations unies, Genève, 25 avril 2003.
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