La Commission des droits de l'homme


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61ème session



2005 / RESOLUTION, LE DROIT A L'AUTODETERMINATION
__La Commission réaffirme le droit inaliénable, permanent et absolu du peuple palestinien de disposer de lui-même

La Commission des droits de l'homme a adopté, le 7 avril 2005, deux résolutions au titre du point 5 de l'ordre du jour, relatif au droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et son application aux peuples assujettis à une domination coloniale ou étrangère, ou à l'occupation étrangère, toutes deux ont été adoptées à l'issue d'un vote.

La seconde résolution a trait à la situation en Palestine occupée. Par 49 voix pour, une contre et deux abstentions, la Commission y réaffirme le droit inaliénable, permanent et absolu du peuple palestinien de disposer de lui-même ainsi que son soutien à la solution consistant en deux Etats vivant côte à côte dans la paix et la sécurité, Israël et une Palestine viable, démocratique, souveraine et sans discontinuité territoriale. Les représentants d'Israël et de la Palestine ont fait des déclarations. Les Etats-Unis, le Costa-Rica et le Guatemala ont expliqué leur vote sur ce texte.

LA RESOLUTION

Par une résolution sur la situation en Palestine occupée (E/CN.4/2005/L.5), adoptée par 49 voix pour, une voix contre et deux abstentions (Burkina Faso et Costa Rica), la Commission réaffirme le droit inaliénable, permanent et absolu du peuple palestinien de disposer de lui-même ainsi que son soutien à la solution consistant en deux Etats vivant côte à côte dans la paix et la sécurité, Israël et une Palestine viable, démocratique, souveraine et sans discontinuité territoriale.

La Commission invite instamment tous les Etats membres, les institutions spécialisées et les organismes des Nations unies à appuyer et à aider le peuple palestinien à exercer rapidement son droit de disposer de lui-même.

Ont voté pour (49) : Afrique du Sud, Allemagne, Arabie saoudite, Argentine, Arménie, Australie, Bhoutan, Brésil, Canada, Chine, Congo, Cuba, République dominicaine, Equateur, Egypte, Ethiopie, Fédération de Russie, Finlande, France, Gabon, Guatemala, Guinée, Honduras, Hongrie, Inde, Indonésie, Irlande, Italie, Japon, Kenya, Malaisie, Mauritanie, Mexique, Népal, Nigéria, Pakistan, Paraguay, Pays-Bas, Pérou, Qatar, République de Corée, Roumanie, Royaume-Uni, Soudan, Sri Lanka, Swaziland, Togo, Ukraine et Zimbabwe.

Ont voté contre (1) : Etats-Unis

Abstentions (2) : Burkina Faso et Costa Rica.

Absent (1) : Erythrée.

DECLARATIONS DES PAYS CONCERNES

M. ITZHAK LEVANON (Israël) a déclaré que son pays procédait au retrait de ses forces de la bande de Gaza . Il a rappelé qu'à Charm el-Cheik, des progrès ont été réalisés qui sont malheureusement ignorées par la présente résolution. Cette résolution n'a donc absolument pas lieu d'être.

M. MOHAMMAD ABU-KOASH (Palestine) a déclaré qu'il pensait que le représentant d'Israël allait intervenir pour appuyer le projet de résolution. Le libellé de ce projet de résolution s'inspire d'un texte qui a été accepté par le gouvernement israélien, a-t-il fait remarquer. Il a par ailleurs rappelé que le droit à l'autodétermination existait avant la rencontre de Charm el-Cheik.

EXPLICATIONS DE VOTE

M. LARS PIRA (Guatemala) a affirmé que son pays s'était prononcé en faveur du projet de résolution L.5. Le moment est propice pour une reprise de la Feuille de route, a-t-il dit, précisant que la Commission devra prendre en compte les nouvelles occasions qui s'offrent de soutenir les efforts entrepris pour relancer le processus de paix sur la base de la Feuille de route.

M. LUIS VARELA QUIRÓS (Costa-Rica) a affirmé que sa délégation s'était abstenue lors du vote sur le projet de résolution L.5. Le Costa Rica soutient le droit des peuples à l'autodétermination, en particulier celui du peuple palestinien. La résolution ne tient pas compte des progrès importants intervenus lors du sommet de Charm el-Cheikh, a-t-il dit, formant le vu que les pourparlers actuels aboutiront rapidement à un règlement du conflit entre Israël et les Palestiniens. La Commission devrait prendre en compte ces nouvelles possibilités et soutenir les efforts des deux entités pour relancer le processus de paix sur la base de la Feuille de route.

Source : Nations unies, Genève, 7 avril 2005.
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