![]() |
![]() |
|
Le Conseil des droits de l'homme tiendra, le 12 décembre 2006, une session extraordinaire sur le conflit dans la région soudanaise du Darfour à la suite d'une demande conjointe des pays de l'Union européenne (UE) etd'un certain nombre d'Etats. Depuis sa création en mars 2006, le Conseil a déjà tenu trois sessions extraordinaires sur la situation au Proche-Orient. La session est convoquée à la demande de l'Union européenne, appuyée par 33 des 47 Etats membres du Conseil : Afrique du Sud, Algérie, Allemagne, Argentine, Brésil, Canada, Chine, Cuba, Equateur, Fédération de Russie, Finlande, France, Gabon, Ghana, Guatemala, Inde, Japon, Maroc, Maurice, Mexique, Nigéria, Pays-Bas, Pérou, Pologne, République de Corée, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Suisse, Tunisie, Ukraine, Uruguay et Zambie. Le nombre requis pour tenir une session extraordinaire est de 16 membres, à savoir le tiers des 47 membres du Conseil, conformément à la résolution 60/251 de l'Assemblée générale des Nations unies portant création du Conseil. Le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, avait regretté, le 29 novembre, que le Conseil ne s'intéresse qu'à la question palestinienne, exhortant le nouvel organe des Nations unies, dont la crédibilité est déjà en cause, à élargir son action à d'autres crises, comme celle du Darfour
"Des atrocités continuent à être commises quotidiennement" au Darfour, a rappelé, le 29 novembre, la haut commissaire aux droits de l'homme, Louise Arbour, en mettant en cause directement les autorités soudanaises. "Le gouvernement du Soudan et les milices qui lui sont associées [...] continuent d'être responsables des violations les plus graves des droits de l'homme et du droit humanitaire", a-t-elle dénoncé. Le 28 novembre, le Conseil a adopté, par 25 voix contre 11 et 10 abstentions, une résolution du groupe africain sur le Darfour qui évite de mentionner le rôle du gouvernement soudanais dans ce conflit. Les Etats européens ne sont pas parvenus à faire adopter des amendements qui auraient appelé directement le Soudan à protéger ses populations.
|