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SESSION SPECIALE

Une session sur la crise alimentaire mondiale

Le Conseil préoccupé par la crise

La résolution adoptée par le Conseil

LA SESSION

Intervention Louise Arbour

Intervention Olivier de Schutter

Le DEBAT – Pays

Le DEBAT – Agences intergouvernementales

Le DEBAT - Ong

CONSEIL DES DROITS DE L'HOMME, 22 MAI 2008 | SESSION SPECIALE SUR "LA CRISE ALIMENTAIRE MONDIALE"
__Droit ŕ l'alimentation: coordonner l'action de la communauté internationale

Le Conseil des droits de l'homme tiendra, le 22 mai 2008, une session extraordinaire sur "l'impact négatif sur la réalisation du droit à l'alimentation du fait la crise alimentaire mondiale résultant, entre autres, de l'explosion des prix des denrées alimentaires".

Cette session extraordinaire est convoquée à la demande de Cuba au nom du Mouvement des non-alignés, de l'Egypte au nom du Groupe africain, du Pakistan au nom de l'Organisation de la Conférence islamique, de la Palestine au nom du Groupe des Etats arabes.

La demande est également présentée au nom de des Etats membres suivants du Conseil des droits de l'homme : Allemagne, Bosnie-Herzégovine, Brésil, Chine, Fédération de Russie, France, Italie, Japon, Mexique, Roumanie, Royaume-Uni, Slovénie, Suisse, Ukraine et Uruguay. Plusieurs Etats non membres du Conseil se sont associés à cette demande.

A l'heure actuelle, cette demande, qui a été adressée au Président du Conseil par la délégation cubaine, a obtenu le soutien de 41 Etats membres et de 41 non membres. En vertu de la résolution 60/251 portant création du Conseil des droits de l'homme, le Conseil "pourra tenir au besoin des sessions extraordinaires si un membre en fait la demande appuyé en cela par le tiers des membres du Conseil". Le Conseil étant composé de 47 membres, la majorité requise est de 16 membres.

Une note explicative jointe à la demande rappelle que l'on estime à 854 millions le nombre de personnes se trouvant dans une situation d'insécurité alimentaire. De surcroît, 2 milliards de personnes souffrent de malnutrition. Le monde peut produire suffisamment de nourriture pour nourrir le double de la population mondiale, rappelle la note, qui souligne que la famine n'est pas une fatalité; c'est une violation de droits de l'homme. L'ampleur de la crise alimentaire actuelle appelle une action coordonnée de la communauté internationale, en vertu de l'obligation, pour tous les États, de garantir le droit à une alimentation adéquate.

Le Conseil des droits de l'homme doit de toute urgence identifier les solutions nécessaires pour assurer le plein respect de ce droit.

Cette session sera la septième session extraordinaire du Conseil des droits de l'homme depuis sa création en juin 2006. Les sessions extraordinaires précédentes ont été consacrées aux actions militaires israéliennes dans les territoires palestiniens occupés et au Liban, ainsi qu'à la situation des droits de l'homme au Darfour (Soudan) et en Birmanie.

Source : Nations unies, Genève, mai 2008.
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