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SESSION SPECIALE

Une session sur la crise alimentaire mondiale

Le Conseil préoccupé par la crise

La résolution adoptée par le Conseil

LA SESSION

Intervention Louise Arbour

Intervention Olivier de Schutter

Le DEBAT Pays

Le DEBAT Agences intergouvernementales

Le DEBAT - Ong
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CONSEIL DES DROITS DE L'HOMME, 22 MAI 2008 | SESSION SPECIALE SUR "LA CRISE ALIMENTAIRE MONDIALE"
__Le Conseil se dit préoccupé par l'aggravation de la crise mondiale de l'alimentation, qui compromet la réalisation du droit à l'alimentation pour tous

Le Conseil des droits de l'homme a tenu, le 22 mai 2008, sa septième session extraordinaire, consacrée à l'examen de "l'impact négatif sur la réalisation du droit à l'alimentation de la crise mondiale de l'alimentation résultant, entre autres, de l'explosion des prix des denrées alimentaires". Il s'agissait de la première session extraordinaire du Conseil portant sur une question thématique.
A l'issue de cette session, dont la convocation demandée par Cuba a été appuyée par plusieurs pays de toutes les régions du monde, le Conseil a adopté par consensus une résolution dans laquelle il se déclare gravement préoccupé par l'aggravation de la crise mondiale de l'alimentation, qui compromet la réalisation du droit à l'alimentation pour tous.
Le Conseil demande aux Etats, agissant individuellement et par le biais de la coopération et de l'assistance internationales, ainsi qu'aux institutions multilatérales pertinentes et aux autres parties prenantes de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la réalisation du droit à l'alimentation en tant qu'objectif essentiel en matière de droits de l'homme et d'envisager d'examiner toute politique ou mesure susceptible d'avoir un impact négatif sur la réalisation du droit à l'alimentation avant d'instituer une telle politique ou mesure.
Le Conseil engage les Etats membres et les autres parties prenantes concernées à participer activement à la Conférence de haut niveau sur la sécurité alimentaire mondiale : les défis du changement climatique et des bioénergies, devant se tenir du 3 au 5 juin 2008 à Rome et organisée par l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture. Il invite la FAO à lancer une invitation au Rapporteur spécial afin qu'il assiste et participe activement à cette Conférence.
Le Conseil demande au Rapporteur spécial sur le droit à l'alimentation, Olivier de Schutter, de lui faire une présentation, lors de sa session de juin 2008, sur sa participation à ladite Conférence et sur ses recommandations initiales s'agissant des mesures requises, à tous les niveaux, pour promouvoir, respecter et protéger le droit à l'alimentation et le droit de chacun d'être à l'abri de la faim dans le contexte de la crise alimentaire actuelle, là où des mesures s'avèrent nécessaires pour promouvoir une sécurité alimentaire à moyen et long terme. Le Conseil demande en outre au Rapporteur spécial de lui présenter un rapport, lors de sa session de septembre 2008, traitant de l'impact de la crise alimentaire mondiale sur la protection du droit à l'alimentation et des solutions requises dans une perspective de droits de l'homme.
Près d'une centaine de représentants d'Etats membres et observateurs, d'institutions régionales et internationales et d'organisations non gouvernementales se sont exprimés dans le cadre du débat qui réunissait également la haut commissaire aux droits de l'homme, Louise Arbour, le nouveau Rapporteur spécial sur le droit à l'alimentation, Olivier de Schutter, et un membre du Comité des droits économiques, sociaux et culturels, Eibe Riedel, qui a présenté une déclaration du Comité adressée à la session extraordinaire.
A l'ouverture de la session, Louise Arbour a rappelé que la crise alimentaire actuelle résulte de la convergence de plusieurs facteurs, et notamment des distorsions entre l'offre et la demande, des pratiques commerciales inéquitables et des politiques qui reposent sur les incitations et les subventions. Le coeur de cette crise est le manque d'accès à l'alimentation, a-t-elle fait valoir. La haut commissaire des Nations unies a par ailleurs souligné que s'il est essentiel de répondre de toute urgence à cette crise par le déploiement d'une aide humanitaire, un accent particulier doit également être mis sur les droits de l'homme pour contribuer à rendre les solutions plus durables et équitables à moyen et long terme.
Concluant les débats, Olivier de Schutter a insisté sur la nécessité de travailler sur les causes structurelles et de développer des politiques globales pour faire face à la crise alimentaire.
Source : Nations unies, Genève, mai 2008.

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