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Examen périodique universel

Conseil des droits de l'homme
Conseil | Sessions 2008
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CONSEIL DES DROITS DE L'HOMME, JUIN 2008 | HUITIEME SESSION EXAMEN PERIODIQUE UNIVERSEL
__Le Conseil adopte le rapport relatif au Guatémala

Le Conseil des droits de l'homme a examiné, le 11 juin 2008, l'un des rapports celui du Guatémala - issus des deux premiers cycles de l'Examen périodique universel qui se sont déroulées en avril et mai 2008 et auquel ont été soumis 32 pays.
Le Guatémala a fait savoir qu'il accueille avec satisfaction les recommandations formulées dans le rapport du Groupe de travail et a déjà pris des mesures pour appliquer plusieurs d'entre elles. Il s'agira de les prolonger par de nouvelles actions améliorant l'efficacité des résultats.
Le Haut Commissariat des Nations unies et son bureau à Guatémala, ainsi que les Etats amis du Guatemala, sont priés de poursuivre leur assistance technique dans le domaine des droits de l'homme, a demandé le représentant.
L'Inde et la Slovénie (au nom de l'Union européenne) ont fait des déclarations, ainsi que Franciscain international et Centre on Housing Rights and Evictions.
LE RAPPORT
Le Conseil est saisi du rapport sur l'Examen périodique universel concernant le Guatémala, dont l'examen par le Groupe de travail a eu lieu le 6 mai 2008 (A/HRC/8/38). Les trois rapporteurs chargés de faciliter l'examen de ce pays étaient le Brésil, le Gabon et la Slovénie.
M. CARLOS RAMIRO MARTÍNEZ ALVARADO (Guatémala) a indiqué que son pays accueille avec satisfaction les recommandations formulées à son égard dans le rapport du Groupe de travail sur l'Examen périodique universel. Le Guatemala rencontre un certain nombre de difficultés dans la mise en oeuvre des recommandations du Groupe de travail, a-t-il ajouté. Il a précisé que le gouvernement entendait renforcer son action dans plusieurs domaines : la ratification des instruments internationaux, l'amélioration des textes sur les plans constitutionnel et législatif, la création ou le renforcement d'une infrastructure institutionnelle dans le domaine des droits de l'homme ou encore le renforcement de la collaboration avec les mécanismes de droits de l'homme, entre autres.
D'autres mesures doivent porter sur la lutte contre les discriminations et pour l'égalité des droits des peuples autochtones; sur la garantie du respect du droit à la vie, à la liberté et à la sécurité; sur le renforcement de la justice et de l'Etat de droit; ainsi que sur le respect de la liberté d'expression et de la liberté de participation à la vie politique. Enfin, les autorités entendent tout mettre en oeuvre pour assurer une jouissance effective des droits économiques, sociaux et culturels.
M. Martínez Alvarado a informé les membres du Conseil de certaines mesures prises par son gouvernement pour appliquer les recommandations issues de l'Examen périodique universel. Au nombre de ces mesures, figure l'institution d'une Commission de haut niveau chargée des droits de l'homme, sous la coordination du ministère des Relations extérieures; l'objectif de cette Commission est de faire connaître les recommandations issues de l'examen universel et de préparer la meilleure stratégie de mise en œuvre et de suivi desdites recommandations. Le représentant guatémaltèque a jugé nécessaire d'établir un lien entre ces recommandations et celles émanant des organes des traités et des procédures spéciales des Nations Unies ayant visité le pays. Cet exercice permettra d'appliquer un plan unifié de mise en œuvre des recommandations émanant de l'ensemble des organes et procédures des Nations unies. La responsabilité du suivi de ce plan sera confiée à la Commission présidentielle des droits de l'homme, avec l'appui de la Commission de haut niveau et d'autres organismes gouvernementaux qui y seront rattachés.
M. Martínez Alvarado a précisé que dans nombre de domaines ayant fait l'objet de recommandations adressées au Guatémala, des mesures ont déjà été prises; il s'agira alors essentiellement de prolonger ces mesures par de nouvelles actions visant à en améliorer l'efficacité et les résultats. Le dialogue interactif noué dans le cadre de l'Examen périodique universel a mis en lumière une série de bonnes pratiques que le Guatémala a adoptées et qui seront évaluées lors du prochain examen, a ajouté le représentant.
En conclusion, il a prié le Haut Commissariat aux droits de l'homme et son bureau dans le pays ainsi que les Etats amis du Guatemala de poursuivre leur assistance technique dans le domaine des droits de l'homme.
LES DECLARATIONS
M. RAJIV KUMAR CHANDER (Inde) a félicité la délégation du Guatémala pour l'échange de vues ouvert et fructueux qui s'est noué lors de l'Examen périodique universel de ce pays, ainsi que pour les réponses détaillées qu'elle a présentées aujourd'hui et qui montrent le sérieux avec lequel les recommandations issues de ce processus ont été examinées. Cette approche positive prouve l'engagement du Guatémala envers le Conseil et l'Examen périodique universel, a fait remarquer le représentant indien. Il a souhaité à la délégation et à la population guatémaltèques ses meilleurs voeux de succès dans la promotion et la protection des droits de l'homme.
MME EVA TOMIČ (Slovénie), s'exprimant au nom de son pays et en tant que membre de la troïka chargée de l'examen du Guatémala, s'est félicitée que ce dernier pays ait décidé d'accepter toutes les recommandations qui lui ont été faites. La Slovénie a demandé que le Conseil soit tenu informé des progrès réalisés en la matière avant l'échéance prévue de quatre ans, si toutefois le Guatemala en est d'accord.
ORGANISATIONS NON GOUVERNEMENTALES
M. GOTZON ONANDIA ZARABE (Franciscain international) a salué l'attitude d'ouverture au dialogue dont a fait preuve la délégation du Guatémala au sujet du problème de la violence contre les enfants dans ce pays. Il s'est félicité de la volonté affichée par le Guatémala de poursuivre une politique nationale de prévention de la violence contre les jeunes et a exprimé l'espoir que cette volonté déboucherait sur la mise en oeuvre et la coordination de programmes allant dans ce sens. Il faudra allouer des ressources suffisantes pour assurer la mise en oeuvre effective d'un tel plan national, a-t-il souligné, faisant observer que cela montrera l'importance qu'accorde l'Etat à la protection de la vie de sa population et aux droits des enfants d'être à l'abri de la violence.
MME APRIL GU (Centre on Housing Rights and Evictions) s'est félicitée des initiatives prises par le Guatémala, en particulier pour ce qui est de la décision de créer de nouvelles institutions chargées des droits de l'homme. Elle s'est toutefois dite préoccupée par les menaces d'expulsions et de déplacements forcés, 250'000 personnes ne pouvant en outre toujours pas regagner leurs foyers à la suite de la guerre civile. La représentante a indiqué que son organisation soutenait les recommandations adressées au Guatémala par la Slovénie.
LES CONCLUSIONS DU GUATEMALA
M. CARLOS RAMIRO MARTÍNEZ ALVARADO (Guatémala) a remercié les intervenants pour le dialogue et le débat concernant son pays. Il a réitéré l'engagement de son gouvernement en faveur des droits de l'homme et a souligné que certaines recommandations faites dans le cadre du présent processus d'Examen périodique universel ont déjà été mises en oeuvre suite à des visites de rapporteurs spéciaux des Nations unies ou d'organes interaméricains des droits de l'homme.
Source : Nations unies, Genève, juin 2008.

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