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__2001, Afrique du Sud : la Conférence mondiale des Nations unies contre le racisme
L'interdiction de toute discrimination fondée sur la race est un des principes directeurs des Nations unies. La Déclaration universelle des droits de l'homme (1948) et d'autres instruments juridiques internationaux y font expressément référence. |
En dépit des efforts soutenus déployés par la communauté internationale, la discrimination raciale persiste dans le monde entier. En 1997, l'Assemblée générale des Nations unies a décidé de convoquer, au plus tard en 2001, une Conférence mondiale contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est associée. Cette décision reflète l'inquiétude grandissante de l'opinion internationale face à la montée de ces fléaux, ainsi que la prise de conscience des enjeux et des perspectives, de la lutte contre ceux-ci.
Cette conférence, organisée par le Haut commissariat des Nations unies aux droits de l'homme (Genève), se tiendra du 31 août au 7 septembre 2001, à Durban, en Afrique du Sud. Mary Robinson, haut commissaire des Nations unies, a été nommée secrétaire générale de la Conférence.
"Unis contre le racisme: égalité, justice, dignité"
Le Comité préparatoire de la Conférence, qui est chargé de la rédaction du projet de Déclaration et du Programme d'action provisoires, a choisi un "slogan" qui résume le thème général de la conférence : "Unis contre le racisme : égalité, justice, dignité".
Les objectifs mis en avant par le Comité préparatoire à la Conférence sont les suivants :
d'examiner les progrès accomplis dans la lutte contre la discrimination raciale, de réévaluer les obstacles qui s'opposent à de nouveaux progrès et de trouver les moyens de les surmonter;
d'étudier les moyens de mieux garantir le respect des normes en vigueur et des instruments mis en place pour combattre la discrimination raciale;
de sensibiliser l'opinion publique aux fléaux que sont le racisme et ses conséquences;
de formuler des recommandations concrètes sur les moyens de rendre plus efficaces les activités et mécanismes des Nations unies dans le cadre de programmes visant à combattre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est associée;
d'analyser les facteurs politiques, historiques, économiques, sociaux, culturels et autres qui engendrent le racisme;
de formuler des recommandations concrètes pour l'adoption de nouvelles mesures aux niveaux national, régional et international visant à combattre toutes les formes de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l'intolérance qui y est associée;
d'élaborer des recommandations concrètes pour garantir que l'Organisation des Nations unies dispose des ressources, financières et autres, dont elle a besoin pour combattre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est associé.
Mary Robinson nomme huit "ambassadeurs de bonne volonté"
Huit personnalités de renommée internationale dans les domaines de la littérature, de la musique et de la défense des droits de l'homme ont été choisies par Mary Robinson, en décembre 1999, comme "premiers ambassadeurs de bonne volonté" pour la Conférence mondiale.
Il s'agit des lauréats du prix Nobel de littérature Wole Soyinka du Nigéria et Seamus Heaney d'Irlande; de l'acteur et musicien panaméen Rubén Blades; de l'écrivain marocain Tahar Ben Jelloun; du sitariste indien Ravi Shankar; de l'ancienne présidente d'Islande Vigdis Finnbogadottir; de Marian Wright Edelman, des Etats-Unis, défenseur des droits de l'enfant, et de la chanteuse Natacha Atlas.
Mary Robinson a estimé que l'engagement de ces "personnes remarquables" en faveur de la tolérance et de la compréhension entre les peuples et les communautés est ce dont a besoin la communauté internationale alors qu'elle se prépare à aborder l'un des maux les plus insidieux et persistants de l'humanité, le racisme, la xénophobie et les autres formes d'intolérance.
06.2001 |