ARCHIVES
La Journée 2008
La Journée 2007
La Journée 2006

JOURNEE 2009
Le message de l’Unesco
|
NATIONS UNIES, 21 MARS 2009 | JOURNEE INTERNATIONALE POUR L'ELIMINATION DE LA DISCRIMINATION RACIALE
__Ban Ki-moon rappelle que tous les pays sont confrontés au racisme et qu'ils doivent y faire échec

Au cours des années qui se sont écoulées depuis la Conférence mondiale contre le racisme de Durban en 2001, le monde a été le témoin d'une augmentation inquiétante des actes de haine et d'intolérance liés en partie au terrorisme et à l'accroissement des migrations, déplore le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, à l'occasion de la Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale le 21 mars 2009.
Du 20 au 24 avril 2009, à Genève, "des représentants de gouvernements et de la société civile se réuniront à Genève pour examiner les progrès réalisés depuis la Conférence mondiale contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est associée, tenue en 2001 à Durban. Elle vient à point nommé pour permettre aux pays de mettre en commun leurs expériences, d'identifier les meilleures pratiques et de réaffirmer l'engagement qu'ils ont pris de lutter contre le racisme", souligne le Secrétaire général dans un message.
"Le racisme existe dans tous les pays et je demande instamment à ces derniers de se concentrer pour y faire échec", ajoute-t-il.
L'article 1 de la Déclaration universelle des droits de l’homme affirme que tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. "La Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale nous rappelle que nous avons la responsabilité collective de promouvoir et de protéger cet idéal. Il nous faut ensemble redoubler d'efforts pour mettre un terme à la discrimination raciale et à la xénophobie, où qu'elles se présentent", souligne Ban Ki-moon.
"Portés à leur extrême, si l'on n'y met pas d'entraves ou si on l'alimente la discrimination raciale et l'intolérance peuvent conduire au nettoyage ethnique et au génocide", déclare de son côté la haut commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Navi Pillay, dans un message publié à la même occasion.
En faisant du 21 mars la Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale, l'Assemblée générale des Nations unies a souhaité honorer la mémoire de ceux qui ont été massacrés en Afrique du Sud en 1960 et condamner le racisme.
Le 21 mars 1960, dans le township de Sharpeville en Afrique du Sud, 69 personnes étaient abattues par la police alors qu'elles participaient à une manifestation pacifique contre la loi d'apartheid imposant la présentation de laissez-passer. Beaucoup d'autres, y compris des femmes et des enfants, étaient blessées. Une vague d'horreur avait alors submergé le monde.
"Le régime d'apartheid de l'Afrique du Sud a depuis lors été supprimé. Les lois et pratiques racistes ont été abolies dans de nombreux pays et nous avons créé un cadre international de lutte contre le racisme se fondant sur la Convention internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale . Cette convention va bientôt être ratifiée de façon universelle même si dans toutes les régions, trop d'individus, de communautés et de sociétés souffrent encore de l'injustice et des préjugés causés par le racisme", rappelle le secrétaire général des Nations unies dans son message.
LE MESSAGE DE BAN KI-MOON
Message du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale, célébrée le 21 mars 2009.
Le 21 mars 1960, dans le township de Sharpeville en Afrique du Sud, 69 personnes étaient abattues par la police alors qu’elles participaient à une manifestation pacifique contre la loi d’apartheid imposant la présentation de laissez-passer. Beaucoup d’autres, y compris des femmes et des enfants, étaient blessées. Une vague d’horreur a alors submergé le monde. En faisant du 21 mars la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale, l’Assemblée générale [des Nations unies] a souhaité honorer la mémoire de ceux qui avaient été massacrés et condamner le racisme.
Le régime d’apartheid de l’Afrique du Sud a depuis lors été supprimé. Les lois et pratiques racistes ont été abolies dans de nombreux pays et nous avons créé un cadre international de lutte contre le racisme se fondant sur la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Cette convention va bientôt être ratifiée de façon universelle même si dans toutes les régions, trop d’individus, de communautés et de sociétés souffrent encore de l’injustice et des préjugés causés par le racisme.
[En avril 2009], des représentants de gouvernements et de la société civile se réuniront à Genève pour examiner les progrès réalisés depuis la Conférence mondiale contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance qui y est associée, tenue en 2001 à Durban.
Au cours des années qui se sont écoulées depuis, le monde a été le témoin d’une augmentation inquiétante des informations faisant état d’actes de haine et d’intolérance liés en partie au terrorisme et à l’accroissement des migrations. La Conférence d’examen vient à point nommé pour permettre aux pays de mettre en commun leurs expériences, d’identifier les meilleures pratiques et de réaffirmer l’engagement qu’ils ont pris de lutter contre le racisme. Le racisme existe dans tous les pays et je demande instamment à ces derniers de se concentrer pour y faire échec.
L’article 1 de la Déclaration universelle des droits de l’homme affirme que tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. La Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale nous rappelle que nous avons la responsabilité collective de promouvoir et de protéger cet idéal. Il nous faut ensemble redoubler d’efforts pour mettre un terme à la discrimination raciale et à la xénophobie, où qu’elles se présentent.
Source : Nations unies, New York, mars 2009.

|