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NATIONS UNIES, 21 MARS 2010 | JOURNEE INTERNATIONALE POUR L'ELIMINATION DE LA DISCRIMINATION RACIALE
__Ban Ki-moon : le sport permet de lutter contre la discrimination raciale
| LE MESSAGE DE BAN KI-MOON |
Alors que la Coupe du monde de football se déroulera cette année en Afrique du Sud, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a souligné combien le sport est un excellent moyen de lutter contre le racisme, à l'occasion de la Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale, célébrée le 21 mars 2010.
"Il y a aujourd'hui 50 ans, une foule de manifestants non violents a été massacrée à Sharpeville, en Afrique du Sud, alors que ces hommes et ces femmes protestaient contre la révoltante législation relative aux laissez-passer", a déclaré Ban Ki-moon. "Il est particulièrement opportun, en cette année où l'Afrique du Sud sera le premier pays d'Afrique à accueillir la Coupe du monde de football organisée par la FIFA, que la Journée soit axée sur les rapports entre le racisme et le sport", a-t-il ajouté.
La Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale commémore les événements survenus le 21 mars 1960 à Sharpeville en Afrique du Sud lors desquels la police avait ouvert le feu et tué des étudiants qui manifestaient pacifiquement contre l'apartheid. Les Nations unies ont proclamé cette Journée en 1966, 2010 marquant le cinquantième anniversaire du massacre de Sharpeville.
Les agences des Nations unies se mobilisent pour célébrer cette journée et réaffirmer l'attachement de l’organisation internationale "à la lutte contre la reproduction des horreurs issues du racisme, qu'il s'agisse de l'esclavage ou de l'Holocauste, de l'apartheid ou de la purification ethnique et du génocide", a rappelé Ban Ki-moon.
L'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) et l'équipe espagnole de football du FC Barcelone ont lancé une campagne antiraciste dont le coup d'envoi a été donné lors d'une rencontre entre le FC Barcelone et Osasuna, le 24 mars 2010, au stade du Camp Nou, à Barcelone. Des messages contre le racisme ont été diffusés lors de l'événement. En outre, de nombreuses activités auront lieu tout au long de l'année, qui impliqueront l'équipe de football du FC Barcelone et des jeunes.
La haut commissaire aux droits de l'homme, Navi Pillay, a pour sa part déploré les incidents racistes qui se sont déroulés ces dernières années dans les stades de football. "La prochaine Coupe du monde en Afrique du Sud nous donne une bonne opportunité d'aborder le problème du racisme dans le sport, et d'accroître le formidable potentiel du sport pour éliminer le racisme, la xénophobie et les formes similaires d'intolérance dans l'ensemble de la société", a déclaré Navi Pillay.
Plusieurs experts indépendants pour les droits de l'homme des Nations unies rappellent que "le racisme n'est pas un problème du passé, mais un immense défi actuel". "Des personnes continuent de perdre leurs vies ou ont des existences empoisonnées par le racisme dans toutes les régions du monde", ont-ils souligné, exhortant les états à "remplir leur obligations pour agir contre le racisme".
"Transformons nos bonnes intentions en législations et ayons la volonté de les appliquer", a demandé Ban Ki-moon. "Et, par-dessus tout, attachons toute la valeur qu'elle mérite à la richesse que représente la diversité de l'humanité et respectons la dignité et l'égalité inhérentes de chaque être humain", a-t-il conclu.
• BAN KI-MOON RAPPELLE QUE TOUS LES PAYS SONT CONFRONTÉS AU RACISME ET QU’ILS DOIVENT Y FAIRE ECHEC
Message du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale, célébrée le 21 mars 2010.
Le 21 mars 1960, dans le township de Sharpeville en Afrique du Sud, 69 personnes étaient abattues par la police alors qu’elles participaient à une manifestation pacifique contre la loi d’apartheid imposant la présentation de laissez-passer. Beaucoup d’autres, y compris des femmes et des enfants, étaient blessées. Une vague d’horreur a alors submergé le monde. En faisant du 21 mars la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale, l’Assemblée générale a souhaité honorer la mémoire de ceux qui avaient été massacrés et condamner le racisme.
Le régime d’apartheid de l’Afrique du Sud a depuis lors été supprimé. Les lois et pratiques racistes ont été abolies dans de nombreux pays et nous avons créé un cadre international de lutte contre le racisme se fondant sur la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Cette convention va bientôt être ratifiée de façon universelle même si dans toutes les régions, trop d’individus, de communautés et de sociétés souffrent encore de l’injustice et des préjugés causés par le racisme.
[En avril 2010], des représentants de gouvernements et de la société civile se réuniront à Genève pour examiner les progrès réalisés depuis la Conférence mondiale contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance qui y est associée, tenue en 2001 à Durban. Au cours des années qui se sont écoulées depuis, le monde a été le témoin d’une augmentation inquiétante des informations faisant état d’actes de haine et d’intolérance liés en partie au terrorisme et à l’accroissement des migrations. La Conférence d’examen vient à point nommé pour permettre aux pays de mettre en commun leurs expériences, d’identifier les meilleures pratiques et de réaffirmer l’engagement qu’ils ont pris de lutter contre le racisme. Le racisme existe dans tous les pays et je demande instamment à ces derniers de se concentrer pour y faire échec.
L’article 1 de la Déclaration universelle des droits de l’homme affirme que tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. La Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale nous rappelle que nous avons la responsabilité collective de promouvoir et de protéger cet idéal. Il nous faut ensemble redoubler d’efforts pour mettre un terme à la discrimination raciale et à la xénophobie, où qu’elles se présentent.
Source : Nations unies, New York, mars 2010.

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