|
|
![]() |
|
|
Amen, film du cinéaste français Costa-Gavras - dont l'affiche confond croix chrétienne et croix gammée a provoqué une vive polémique lors de sa sortie en février 2002 -, évoque, d'une manière très documentée mais aussi très romancée, l'attitude de l'Eglise pendant la Seconde Guerre mondiale. Ravivant le débat à propos du silence du pape Pie XII sur l'extermination des juifs par Hitler, Amen se veut d'abord un film contre l'indifférence. |
Deux systèmes : la machine nazie... la diplomatie du Vatican et des Alliés. Deux hommes luttent de l'intérieur.
L'un, Kurt Gerstein, chimiste et waffen SS, qui a été réellement en charge d'approvisionner les camps de la mort en Zyklon B, qui n'eut de cesse de dénoncer le crime, d'alerter les Alliés, le Pape, les allemands et leurs églises, prenant tous les risques pour lui et sa famille.
L'autre, Riccardo, jeune jésuite, personnage de fiction incarnant tous les prêtres qui surent s'opposer à la barbarie, bien souvent au prix de leur vie, tous ces religieux, obscurs ou prestigieux, qui refusèrent le silence théologique.
A quel moment l'homme éthique doit-il supplanter l'homme prudent ? Kurt Gerstein savait et voulait le faire savoir au monde entier. Le film est le procès de l'indifférence de tous ceux qui savaient et se sont tus.
Source : www.amen-lefilm.com
Amen de Costa-Gavras (France, 2h10). Kurt Gerstein (Ulrich Tukur), protestant idéaliste et ingénieur chimiste, chargé des livraisons de gaz Zyklon utilisé dans les chambres à gaz, se voulait "l'oeil de Dieu chez les SS. Il tente en 1942 d'alerter le nonce apostolique à Berlin et rencontre Ricardo Fontana (Mathieu Kassovitz), un jeune jésuite, qui intervient en vain auprès du Pape Pie XII.
![]()