_Repères historiques / 1997-2002_
Octobre 1997. L'Eglise de France adopte une "déclaration de repentance".
Mars 1998. Le Vatican fait à son tour son mea-culpa, distinguant le génocide juif des autres génocides: selon une approche théologique, les nazis ont voulu exterminer les juifs non seulement en tant qu'hommes mais en tant que dépositaires de la loi divine.
Mars1999. Se référant à l'Holocauste, le pape Jean-Paul II, lors d'une "procession pénitentielle", demande solennellement pardon pour les "fautes historiques" et les crimes commis au nom du christianisme au cours des deux millénaires de son histoire. Il ajoute que ce repentir "vaut aussi pour tout ce qui a été commis par faiblesse ou par erreur d'appréciation, pour tout ce qui a été fait ou dit de manière indécise et inappropriée". (Le Monde, 3 septembre 1999)
Octobre 1999. Le Vatican confie à une Commission internationale d'historiens juifs et catholiques le soin d'essayer d'en finir avec ces polémiques et de "viser un niveau plus mûr de compréhension historique". (Le Monde du 26 octobre 2000)
Octobre 2002. La Commission juge, dans son rapport, que les travaux historiques de l'Eglise sur ce sujet sont incomplets et réclame l'ouverture des archives du Vatican sur la période 1939-1945.
Novembre 2000. Les leaders de l'Eglise luthérienne d'Allemagne condamnent l'Eglise, la jugeant coupable de "silence et d'abandon" pendant la période nazie, mais aussi accuse "sa désastreuse tradition d'aliénation et d'hostilité envers les juifs" d'avoir préparé le terrain à l'Holocauste. (Herald Tribune, 11 décembre 2000)
Mars 2001. Le procès en béatification de Pie XII lancé en 1965 par Paul VI échoue. Jean Paul II préfère sanctifier Pie IX, un pape du XIXe siècle, antisémite mais plus lointain.
Février 2002. Jean Paul II accepte d'ouvrir, en 2003, les archives du Vatican pour la période allant de1922 à 1939.
Sources : quotidien Libération, février 2002, et site www.amen-lefilm.com

|