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12-13 DECEMBRE 2001, LA CONFERENCE MINISTERIELLE DES ETATS PARTIES
A l'occasion du 50e anniversaire de la Convention sur le statut des réfugiés, le HCR avait souhaité réunir une "conférence" des ministres des143 Etats parties à la Convention de 1951 et / ou au Protocole de 1967 chargée d'améliorer la protection internationale des réfugiés lors d'afflux massifs - plusieurs pays occidentaux ayant laissé entendre, ces dernières années, que le texte de la Convention n'était plus adapté à une époque de migrations massives où les demandes d'asile dépassent les possibilités d'accueil. L'objectif de cette Conférence ministérielle - la plus importante réunion internationale sur les réfugiés de ces cinquante dernières années - était l'élaboration d'un programme de protection des réfugiés tout au long du XXIe siècle, sur la base des fondements de la Convention de 1951, tout en tenant compte des divers changements survenus au cours des 50 dernières années. Dans la Déclaration finale, les représentants des Etats soulignent que la Convention devra être complétée et renforcée afin d'assurer une meilleure protection des réfugiés. Parmi quelques-unes des pistes à étudier en 2002: comment accélérer les retours des personnes dont on juge qu'elles n'ont pas besoin de la protection internationale, comment combattre le trafic d'êtres humains, comment améliorer la protection des femmes et des enfants réfugiés, comment aider les Etats à séparer les éléments armés des réfugiés dans les camps. En outre, les Etats se sont engagés à mettre à la disposition du HCR les moyens financiers qui lui permettent de remplir effectivement sa mission Aucun Etat ne remet en cause, aujourd'hui, cette Convention qui constitue pour le HCR la "charte universelle du réfugié", a noté Ruud Lubbers, haut commissaire des Nations unies pour les réfugiés. Ruth Metzler, ministre suisse de la justice, qui a présidé la Conférence, a rappelé que "l'abus de l'asile par des migrants en quête d'un meilleur avenir économique ne doit pas nous amener à interpréter la Convention d'une façon plus restrictive que ses auteurs l'ont conçue". Le ministre belge de l'Intérieur a, de son côté, réaffirmé la ferme volonté des Européens de lutter contre toute forme d'immigration illégale et non contrôlée*. Mais, a souligné Ruud Lubbers, ce n'est pas parce que des migrants économiques tentent de se faire passer pour des réfugiés, qu'il faut faire retomber la faute sur ces derniers. Selon le haut commissaire, les procédures pour déterminer qui peut être considéré comme réfugié fonctionnent déjà et peuvent tout simplement être améliorées. Sources : Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés et presse internationale, décembre 2001. |