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NATIONS UNIES / 20 JUIN 2006, LA JOURNEE MONDIALE DES REFUGIES
"S'il existe un point commun entre les dizaines de millions de réfugiés que nous, l'agence des Nations unies pour les réfugiés, avons aidés au cours des 55 dernières années, c'est bien le fait que, bien qu'ils aient tout perdu, ils gardent toujours espoir", a souligné António Guterres. "En dépit de leurs souffrances terribles, les réfugiés n'abandonnent jamais le rêve de rentrer chez eux et tout ce qui est associé à cette idée. Le fait qu'ils gardent espoir, envers et contre tout, devrait tous nous inspirer". António Guterres a accueilli un convoi de rapatriement qui ramenait des réfugiés libériens depuis la Sierra Leone. Il les a accompagnés dans leur voyage de retour chez eux. "Alors que le nombre de réfugiés dans le monde a chuté de 31% depuis 2001, les rapatriés doivent souvent faire face à un avenir sombre, après le retour", a expliqué Jennifer Pagonis, la porte-parole du HCR à Genève. "L'un des principaux objectifs est de s'assurer que les pays renouent avec le développement après les conflits. La communauté internationale doit accorder beaucoup plus d'attention à la transition entre urgence et développement. C'est en reconstruisant les sociétés déchirées par la violence que les rapatriés pourront rester durablement chez eux", a-t-elle souligné. A Londres, la haut commissaire adjointe, Wendy Chamberlin, a lancé une campagne mondiale, qui va durer un an, appelée "ninemillions.org". Cette opération a pour but de mettre en place des programmes d'éducation et de sport pour 9 millions d'enfants réfugiés dans le monde par la sensibilisation et la collecte de fonds. Les deux tiers du financement seront distribués pour soutenir l'éducation dans les communautés réfugiées. Le dernier tiers permettra aux jeunes réfugiés de pratiquer le sport et de bénéficier de programmes ludiques mis en place par l'organisation "Right to play", une organisation humanitaire basée à Toronto, qui utilise le sport et le jeu pour aider les enfants dans les camps de réfugiés à travers le monde. LE MESSAGE DE KOFI ANNANMessage du secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, à l'occasion de la Journée mondiale des réfugiés, célébrée le 20 juin 2006.
La détresse des réfugiés a de multiples formes et il faut faire des choix difficiles. Les organismes d'aide, disposant de ressources limitées, sont souvent contraints d'établir de douloureuses priorités. Qu'est-ce qui est plus important pour les milliers d'enfants d'un camp de réfugiés, l'école ou la clinique ? Outre les efforts qu'ils déploient pour se bâtir une vie nouvelle, de nombreux réfugiés portent les stigmates psychologiques et physiques des violences qu'ils ont endurées pendant des années, alors même qu'ils se trouvent dans un environnement complètement nouveau. Des familles qui risquent la persécution dans leur propre pays peuvent être contraintes de vivre sous la menace quotidienne d'un retour forcé. Et même lorsqu'il a trouvé asile, un réfugié peut être considéré comme une menace, plutôt que comme une victime, et subir l'intolérance ou l'hostilité. Aujourd'hui, le nombre total de réfugiés dans le monde est à son niveau le plus bas depuis 1990. Au cours des dernières années, le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés a aidé des millions de personnes à rentrer chez elles ou à entamer une nouvelle vie dans leur pays d'asile. Ensemble, les organismes des Nations unies uvrent pour garantir que les millions de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays, souvent dans des conditions semblables à celles des réfugiés, reçoivent l'assistance dont elles ont besoin. Là encore, des centaines de milliers de personnes, venant de la Fédération de Russie comme du Libéria, ont reçu une aide pour rentrer chez elles de leur propre gré. Alors que nous célébrons la Journée mondiale des réfugiés 2006, plus de la moitié des réfugiés dont s'occupe le Haut Commissariat pour les réfugiés, dans le monde entier, a passé plus de 5 ans en exil. Cette journée nous rappelle que nous avons la responsabilité de faire vivre l'espoir chez ceux qui en ont le plus besoin, c'est-à-dire chez les millions de réfugiés et personnes déplacées qui sont encore en exil.
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