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20 JUIN 2003 | LA JOURNEE MONDIALE DES REFUGIES
__Près de 35 % des réfugiés sont des jeunes
Le responsable du Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR) a demandé la coopération de toute la communauté internationale, pays riches et pays pauvres, du Nord comme du Sud pour trouver des solutions: rapatriement, intégration dans le pays de premier asile ou réinstallation dans un pays tiers. Il a plaidé en faveur d'un environnement "dépourvu de toute forme d'exploitation, d'abus ou d'enrôlement militaire", afin que les jeunes réfugiés puissent préparer leur futur avec une bonne formation, recevoir une alimentation et des soins de santé adéquats. Faisant écho à la "formidable envie d'apprendre"
des jeunes réfugiés dans les camps, dont l'éducation
est le seul espoir, Ruud Lubbers a appelé au développement
de programmes de formation. L'Asie accueille la plus forte population de réfugiés (4,2 millions), suivie de l'Afrique (3,3 millions), alors que l'Europe en héberge 2,2 millions et l'Amérique du Nord 610'000. Europe : Ruud Lubbers défend "une approche plus équitable"
"De tels pays ont besoin d'être convaincus que les pays les plus riches s'engagent réellement à partager le poids économique, social et politique découlant des mouvements de réfugiés", a souligné le haut commissaire des Nations unies, qui remarque que "les actions unilatérales engagées par un seul Etat ou même un petit cercle d'Etats ne porteront pas leurs fruits tant qu'elles ne seront pas acceptables par tous les pays, particulièrement les pays en voie de développement qui accueillent de nombreuses populations de réfugiés, quelquefois depuis des dizaines d'années". "Les sommes actuellement dépensées pour venir en aide aux réfugiés dans leur région d'origine sont tristement inadaptées", regrette Ruud Lubbers, selon lequel "il ne faut pas s'étonner qu'ainsi les réfugiés perdent espoir et arrivent en Europe". Il souhaite "un effort plus cohérent et plus large" des pays donateurs afin de soutenir les réfugiés dans les pays de leur région d'origine qui les ont accueillis. "Nous ne devrions pas laisser passer l'occasion de mettre en place une approche plus équilibrée et plus équitable, qui soit à la fois capable de sauvegarder la protection des réfugiés et de rétablir la confiance du public en matière d'asile", relève le haut commissaire, qui préconise une évolution de l'Union Européenne vers "un espace européen unique d'asile" avec notamment la création de "centres fermés à l'intérieur de l'UE" pour traiter rapidement le sort des immigrés qui ne se verraient pas reconnaître le statut de réfugiés et qui seraient renvoyés chez eux. "Il est crucial que de telles initiatives aient lieu à
l'intérieur des frontières de l'UE car ces centres
seraient ainsi tenus de respecter les normes juridiques de l'UE",
estime-t-il. Quant au "nombre limité de réfugiés
reconnus", il devrait être réparti, selon lui,
entre les Etats- membres de l'UE. |