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NATIONS UNIES, 24 JANVIER 2005 / COMMEMORATION DU 60e ANNIVERSAIRE DE LA LIBERATION DES CAMPS DE CONCENTRATION NAZIS
__Kofi Annan : "Nous devons être vigilants à l'encontre des idéologies basées sur la haine et l'exclusion, quels que soient le moment et l'endroit où elles apparaissent"
"Les Nations unies ne doivent jamais oublier qu'elles ont été créées en réponse au mal du nazisme ou que les horreurs de l'Holocauste ont aidé à définir sa mission. Cette réponse est conservée dans notre Charte et dans la Déclaration universelle des droits de l'homme", a rappelé Kofi Annan. "Le jour de cette session a été choisi pour marquer le 60e anniversaire de la libération d'Auschwitz. Mais, comme vous le savez, il y a eu beaucoup d'autres camps qui ont été libérés, un par un par les Forces alliées au cours de l'hiver et du printemps 1945", a-t-il précisé. "Une telle horreur ne doit jamais pouvoir se reproduire. Nous devrions être plus attentifs à toute résurgence de l'antisémitisme et nous tenir prêts à agir contre les nouvelles formes d'antisémitisme qui apparaissent aujourd'hui", a demandé le secrétaire général des Nations unies, notant que "cette obligation nous lie non seulement au peuple juif mais à tous ceux qui ont été ou pourraient être menacés d'un pareil destin. Nous devons être vigilants à l'encontre des idéologies basées sur la haine et l'exclusion, quels que soient le moment et l'endroit où elles apparaissent". "Dans des occasions comme celles-ci, la rhétorique est facile. Aujourd'hui, nous pouvons dire, à juste titre, "plus jamais ça". Mais l'action est beaucoup plus difficile. Depuis l'Holocauste, le monde a échoué, à sa grande honte, à empêcher ou arrêter d'autres génocides, comme par exemple au Cambodge, au Rwanda et dans l'ex- Yougoslavie", a constaté Kofi Annan : "Encore aujourd'hui, partout dans le monde, nous sommes témoins de beaucoup de cas d'actes inhumains horrifiants. Décider lesquels méritent la priorité ou précisément quelles actions seront efficaces pour protéger les victimes et comment leur assurer un avenir sûr n'est pas simple. Il est facile de dire "il faut faire quelque chose". Dire exactement quoi, quand et comment, et passer à l'acte, est beaucoup plus difficile". "Ce que nous ne devons pas faire, a-t-il ajouté, c'est nier ce qui se passe ou rester indifférent, comme beaucoup l'ont fait lorsque les usines de mort nazies accomplissaient leur épouvantable tâche". La situation au Darfour"Des choses terribles se passent aujourd'hui au Darfour, a déclaré Kofi Annan. J'attends [ ] le rapport de la Commission d'enquête internationale que j'ai mise en place à la demande du Conseil de sécurité. Le rapport déterminera si des actes de génocide ont été commis ou non au Darfour. Mais aussi, et cela n'est pas moins important, le rapport identifiera les graves violations du droit humanitaire international et des droits de l'homme qui se sont indubitablement produites". "Une fois que le Conseil de sécurité aura le rapport entre les mains, il devra décider de l'action à suivre afin d'assurer que les auteurs de ces violations rendent compte de leurs crimes. C'est sa responsabilité solennelle", a-t-il fait remarquer. [C'est l'ambassadeur américain auprès des Nations
unies qui, avec les représentants de l'Union européenne,
de la Fédération de Russie, du Canada, de l'Australie
et de la Nouvelle Zélande, avait proposé la tenue
telle cérémonie à l'Assemblée générale.
Le secrétaire général avait ensuite soumis
cette proposition aux Etats Membres et 148 pays sur 191 s'étaient
déclarés favorables à cette proposition.]
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