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RESEAUX
Cités et gouvernements locaux unis (CGLU)
International Council for Local Environmental Initiatives (Iclei)
C40 - villes mobilisées contre le changement climatique
ET INITIATIVES
Prix Capitale verte de l’Europe | Commission européenne

[2010, Stockholm, capitale verte de l’Europe]
Index des villes vertes d'Europe

[Siemens publie le premier Index des villes vertes d’Europe L’Index]
POINTS DE VUE
Les grandes villes au premier rang du combat environnemental
Réchauffement climatique : les régions veulent avancer [Michèle Sabban]
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PLANETE, 2009| LE ROLE DES VILLES DANS LA NEGOCIATION SUR LE CLIMAT
__Les réseaux mondiaux de villes revendiquent une place à côté des Etats dans la lutte contre le réchauffement climatique
"Rappelant que 75 % de la consommation d'énergie et 80 % des rejets de CO2 se concentrent en milieu urbain, les villes préviennent que la lutte contre le réchauffement ne se fera pas sans elles et supportent de moins en moins de se sentir exclues de négociations internationales qui les concernent au premier chef. L'incapacité des chefs d'Etat à s'entendre à Copenhague risque de renforcer cette défiance : de nombreux maires ont le sentiment que la conférence n'a fait que creuser l'écart entre des pays hésitants et des villes volontaristes", écrit Grégoire Allix dans Le Monde [25-12.2009].
"Les villes sont les premières confrontées aux problèmes de pollution, de congestion, d'énergie... Ce sont elles qui inventent les solutions. Mentionner ce rôle dans un accord nous donnerait plus de liberté, de moyens, cela rendrait les gouvernements plus ouverts à nos initiatives", affirme la maire de Copenhague, Ritt Bjerregaard, qui a présidé, parallèlement à la Conférence de Copenhague, le premier Sommet des maires pour le climat.
La prochaine conférence des Nations unies sur le climat aura lieu en décembre 2010 à Mexico. Les villes, qui préparent l'après-Copenhague, veulent que les Nations unies reconnaissent leur rôle pivot en matière de climat. "Les villes ont agi et obtenu plus de résultats que leurs gouvernements nationaux en matière de climat", rappelle le maire de Mexico, Marcelo Ebrard.
D'ici au rendez-vous de Mexico, d'autres initiatives pourraient voir le jour. Constatant que "les Etats n'ont pas été à la hauteur de l'enjeu", le maire de Paris, Bertrand Delanoë, président du réseau mondial "Cités et gouvernements locaux unis" (CGLU), a annoncé, le 22 décembre, que son organisation ferait, dès janvier 2010, des propositions aux villes du monde pour "donner une nouvelle dimension à [leurs] partenariats en matière d'innovation et de solidarité environnementale".
"Pour certains observateurs, note Grégoire Allix, le désaccord entre les Etats et l'incertitude dans laquelle est plongée la négociation pourraient donner aux villes une carte à jouer. "Nous ne resterons pas assis à attendre que les gouvernements nationaux agissent", a prévenu le maire de New York, Michael Bloomberg, l'un des fondateurs du C40, un groupe de quarante grandes villes mobilisées contre le changement climatique".
• ACCORD DE COPENHAGUE | L’INQUIETUDE DES VILLES DU RESEAU CGLU
"Cités et gouvernements locaux unis" (CGLU) a diffusé sur son site web un texte dans lequel le réseau mondial de ville revendique de participer à la lutte contre le réchauffement climatique à "un niveau de gouvernement". Ci-dessous le communiqué de CGLU.
Président du Groupe de négociation de CGLU sur le climat et maire-adjoint de Nantes (France), Ronan Dantec a rappelé, lors de la Conférence de Copenhague, que l’engagement des villes est "au centre de la réponse à apporter à la crise climatique", ajoutant : "Nos réalisations concrètes et mesurées montrent que les objectifs que nous fixent la communauté scientifique sont accessibles, et nous sommes prêts à […] aider fortement [les Etats] dans la réalisation [de leurs] objectifs nationaux".
Les maires et les représentants des autorités locales de 136 pays, réunis au sein de Cités et Gouvernements locaux unis, expriment leur inquiétude à propos de l’Accord de Copenhague. Bien que d’importants engagements aient été pris, l’absence d’objectifs juridiquement contraignants et l’absence de reconnaissance du rôle des sphères locales et régionales de gouvernement créent des obstacles pour atteindre les objectifs de réduction des émissions.
LA GOUVERNANCE LOCALE : UNE PARTIE DE LA SOLUTION. Avec la moitié de la population mondiale vivant dans les centres urbains et plus de 75% de la consommation d’énergie réalisée dans les villes, les gouvernements locaux sont des partenaires stratégiques pour atteindre les objectifs mondiaux. Or, l’Accord de Copenhague a oublié les gouvernements locaux et régionaux.
Les autorités locales et régionales et leurs associations continueront de travailler ensemble pour développer des politiques innovantes et les promouvoir, et demander aux gouvernements nationaux d’enfin les inclure dans les négociations. Les autorités locales et régionales sont un niveau de gouvernance infra-étatique, ils représentent leurs communautés et portent la responsabilité d’assurer la délivrance de services et la qualité de vie de leurs citoyens.
A Copenhague, de nombreux maires et présidents de régions du monde entier se sont réunis pour faire pression sur les délégations nationales ainsi que pour partager leurs bonnes pratiques et leurs idées. Chacun a pu constater l’ambition de leurs engagements et actions déjà entrepris, mais également la nécessité pour eux d’aller plus loin, puisque les gouvernements locaux agissent plus rapidement et plus concrètement que les gouvernements nationaux.
"Les villes ont agi et obtenu plus de résultats que leurs gouvernements nationaux" sur les problématiques de changement climatique, a ainsi déclaré Marcelo Ebrard, maire de Mexico, à Copenhague. "Véritables laboratoires de la lutte contre le réchauffement climatique, les collectivités locales démontrent au quotidien un souci de résultat et une compétence opérationnelle, désormais prises en considération même insuffisamment par les instances internationales", affirme également Bertrand Delanoë, maire de Paris et président de CGLU, qui fera dans les prochaines semaines des propositions pour mettre à profit cette valeur ajoutée.
ENGAGEMENTS POUR L’AVENIR. Les villes, les autorités régionales et leurs associations continueront de contribuer à atteindre les objectifs nationaux et à travailler en partenariat tant au niveau national qu’au niveau international. Les membres de CGLU vont insister auprès des gouvernements nationaux pour que les maires soient inclus dans leur délégation nationale, afin de ne plus avoir à subir les restrictions d’accès vécues à Copenhague. Les membres de CGLU vont appeler à des dialogues nationaux pour enrichir les propositions de leurs gouvernements.
3EME CONGRES MONDIAL DE CGLU ET COP 16. Cités et Gouvernements Locaux Unis, l’organisation mondiale des gouvernements locaux et régionaux et de leurs associations, contribuera à la préparation de la COP 16 à Mexico, qui se tiendra 9 jours après son propre Congrès mondial. CGLU s’efforcera en particulier d’unifier la voix de toutes les sphères de gouvernement et de leurs associations spécialisées.
Sources : quotidien Le Monde, 25 décembre 2009, et site web CGLU, Barcelone.

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