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DOCUMENTS
La Déclaration
sur le changement climatique
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BRUXELLES, OCTOBRE 2008 | RESEAU EUROCITES LE CHANGEMENT CLIMATIQUE
__2008, la Déclaration des villes européennes sur le changement climatique
45 villes européennes ont signé, le 27 octobre 2008, à Lyon, une Déclaration des villes européennes sur le changement climatique. Cette déclaration a été préparée par le réseau européen Eurocités, présidé par Gérard Collomb, sénateur-maire de Lyon et piloté par Nantes Métropole.
Ces 45 villes se sont ainsi engagées à jouer un rôle dans l’ensemble des domaines de compétences dont elles ont la responsabilité : traitement des déchets, gestion de l’eau, production d’énergie …, avec pour objectif de faire barrière au changement climatique.
La déclaration "affirme l’engagement des collectivités dans la lutte contre le changement climatique, enjeu crucial auquel nos sociétés auront à faire face dans les années à venir et dont nous constatons dès aujourd’hui les conséquences".
Alors que les villes concentrent aujourd’hui sur leur territoire 80% des émissions de gaz à effet de serre et sont consommatrices de 75% de l’énergie de la planète, elles ne peuvent donc pas rester passives face au changement climatique.
Pour les élus signataires de cette déclaration seule une action coordonnée peut permettre de répondre efficacement au défi à relever dans ce domaine. Il s’agit ici d’affirmer la pertinence du niveau local pour agir, tant pour engager des actions dans les domaines de compétences propres aux collectivités territoriales que pour sensibiliser et permettre le changement de comportements des citoyens.
Pour les responsables des villes, "seule une action sur l’ensemble des politiques publiques peut répondre efficacement au défi à relever tant en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre que d’adaptation des politiques publiques face aux changements prévisibles".
"Dans la continuité des engagements pris avec l’adoption de la Charte de Leipzig sur la ville durable, il s’agit d’affirmer la pertinence du niveau local pour agir, tant pour engager des actions dans leur domaines de compétences que pour sensibiliser et permettre les changements de comportements des citoyens".
Les villes disposent des leviers essentiels pour agir et notamment :
au niveau des politiques de mobilité urbaine par une action sur l’organisation des transports et des déplacements, en proposant des alternatives à la voiture, en développant les services de transports en commun, les modes de déplacement doux et en favorisant l’inter-mobilité,
au niveau des politiques d’urbanisme et d’habitat, en luttant contre l’étalement urbain, en agissant sur l’efficacité énergétique des bâtiments et en généralisant notamment une architecture respectueuse de l’environnement,
au niveau des politiques de développement économique, qui se doivent se soucier de leurs effets sur l’environnement et peuvent notamment favoriser l’éco-innovation.
Les villes signataires. Antwerp, Barcelone, Beyoglu (Istanbul), Birmingham, Bologne, Bordeaux, Bucarest, Cologne, Chemnitz, Copenhague, Dublin, Frankfort, Gênes, Göteborg, Grenoble, Helsinki, La Haye, Leipzig, Lille, Lisbonne, Londres, Lujbiana, Lyon, Malmö, Manchester, Marseille, Milan, Munster, Nantes, Newcastle-Gateshead, Nice, Oslo, Paris, Parkstad Limburg, Reykjavik, Rotterdam, Saragosse, Stockholm, Strasbourg, Timisoara, Toulouse, Varsovie, Vienne, Zurich.
LE CHANGEMENT CLIMATIQUE. Le changement climatique désigne de lentes variations des caractéristiques climatiques en un endroit donné, au cours du temps : réchauffement ou refroidissement. Certaines formes de pollution de l’air, résultant d’activités humaines, menacent de modifier sensiblement les climats, dans le sens d’un réchauffement global.
Ce phénomène peut entraîner des dommages importants : élévation du niveau des mers, accentuation des événements climatiques extrêmes (sécheresses, inondations, cyclones, ...), déstabilisation des forêts, menaces sur les ressources d’eau douce, difficultés agricoles, désertification, réduction de la biodiversité, extension des maladies tropicales, etc.
Selon le GIEC (1995), ce changement climatique s'accompagnerait :
d'une perturbation du cycle de l'eau,
d’une augmentation de la fréquence et de l'intensité des catastrophes naturelles d'origine climatique (sécheresses, inondations, tempêtes, cyclones),
d’une menace de disparition de certains espaces côtiers, en particulier les deltas, les mangroves, les récifs coralliens, les plages d'Aquitaine, etc.
d’une diminution de 17,5% de
la superficie émergée du Bangladesh, de 1% de celle de l'Egypte,
favoriserait la recrudescence du paludisme, et l'extension de maladies infectieuses comme la salmonellose ou le choléra,
accélérerait la baisse de la biodiversité : disparition d'espèces animales ou végétales.
10.2008.

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