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LA CONFERENCE

La Déclaration et le Programme d'action

Le rapport final

LES DECLARATIONS

Secrétaire général Onu

Secrétaire de la conférence

REUNIONS REGIONALES

La Déclaration de Tunis [et le Rapport Afrique]

La Déclaration de San José [et le Rapport Amérique latine et Caraïbes]

La Déclaration de Bangkok [et le Rapport Asie]

SUIVI DE LA CONFERENCE

AG Onu, 1993, résolution Conférence

AG Onu, 1993, résolution haut commissaire

DROITS DE L'HOMME
Une longue marche

Les droits de l'homme, patrimoine de l'humanité [Federico Mayor]

La querelle de l'universalité [Ibrahima Fall]

La percée des Ong [Sophie Bessis]

Des droits indivisibles [Antoine Bernard]

Liberté de parole, liberté première [Helen Darbishire]

Halte à la torture [Manfred Novak]

Graines d'éthique [Stéphane Hessel]

Les droits de tous [Francine Fournier]

Vienne, un nouveau départ [Alois Mock]
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NATIONS UNIES, VIENNE, 14-25 JUIN 1993 | LA CONFERENCE MONDIALE SUR LES DROITS DE L'HOMME
__Les droits de l'homme, patrimoine de l'humanité
par Federico Mayor

S'agissant de protection et de mise en oeuvre des droits de l'homme, une tâche concrète nous incombe : améliorer et élargir à la communauté humaine tout entière la participation aux instruments internationaux adoptés en la matière par l'Organisation des Nations unies, l'Organisation internationale du travail, l'Unesco et d'autres institutions.
Cette universalité pratique, effective, à laquelle nous travaillons, ne sera que le reflet, le corollaire de l'autre, qui la fonde : l'universalité axiologique, c'est-à-dire celle des valeurs énoncées dans la Déclaration universelle des droits de l'homme, texte phare dont nous avons fêté en 1993 le 45e anniversaire. Universalité des droits de l'homme : tout est dit, et pourtant rien n'est dit. Avons-nous vraiment conscience de la vérité éthique qui se trouve là résumé ? Que tous les êtres humains, et chaque être humain, disposent des mêmes droits ? Comprenons-nous vraiment que chaque individu est à la fois un être unique et l'essence de l'espèce? Reconnaissons-nous dans notre mode de vie, dans nos comportements, ce qu'implique l'appartenance des droits de l'homme au patrimoine commun de l'humanité ?
Ces droits sont communs parce qu'ils appartiennent à chaque personne. Ils sont universels parce qu'ils transcendent des différences culturelles. On peut contester leur application uniforme à toutes les cultures, dans la mesure où cette contestation s'inscrit dans une lutte contre l'uniformisation du monde. Mais, les valeurs au nom desquelles sont invoqués ces droits correspondent à des aspirations inhérentes à la nature humaine, et par là sont bien universelles.
Ces droits ont une dimension collective au sens où ils peuvent être revendiqués par l'individu en tant que membre d0un groupe, ou lorsque leur exercice effectif suppose un cadre social. A cet égard, à la veille de la décennie internationale des populations autochtones, la voix de ces populations doit pouvoir se faire entendre, être écoutée, et tenir sa place dans la polyphonie démocratique.
A l'aube du troisième millénaire, la notion de droits de l'homme interactifs, inséparables, indivisibles se situe dans un espace qui englobe les droits économiques, sociaux et culturels, les droits civils et politiques, le droit à un environnement sain, à un développement humain et durable, et même les droits des générations futures. Réjouissons-nous de cette extension continue, si nécessaire à l'exercice plénier de ces droits.
Federico Mayor, directeur général de l'Unesco. Texte publié dans le Courrier de l'Unesco, Paris, mars 1994.

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