DE LA NON-INGERENCE A LA RESPONSABILITE UNIVERSELLE

L'universalité ne va pas de soi

La deuxième partie du XXe siècle a aussi été le témoin de violations massives des droits de l'homme. Faute d'instruments vraiment efficaces et contraignants au niveau international, le respect des droits de l'homme dépend toujours en grande partie de la bonne volonté des Etats.

Certains Etats invoquent des intérêts supérieurs ou la sécurité nationale lorsqu'ils violent les droits de l'homme. Ils justifient leur attitude par leurs particularités culturelles et leurs valeurs, qui diffèrent de celles du monde occidental. C'est dans cet esprit qu'ils remettent aussi en question le Pacte des Nations unies relatif aux droits civils et politiques. Il est vrai que les conventions internationales ont été rédigées en majorité par les Etats occidentaux. Mais les valeurs essentielles qu'elles contiennent - à savoir notamment le droit à la vie, l'interdiction de l'esclavage et l'interdiction de la torture - sont partagées par l'ensemble des Etats du monde. Elles forment le "noyau dur" du Pacte de l'ONU. Tant la Convention américaine des droits de l'homme que les Chartes africaine et arabe des droits de l'homme les ont reprises.