Est reconnu comme "intangible" par les traités internationaux relatifs aux droits de l'homme, le noyau dur des garanties en matière de droits de l'homme qui s'imposent à tous les Etats, indépendamment du fait que ceux-ci ont ou non ratifié lesdits traités. En font notamment partie :
Le droit à la vie. Le droit à la vie est certainement le droit de l'homme le plus important, car sans sa garantie effective les autres droits de l'homme n'auraient plus de sens. D'autres garanties importantes, comme l'interdiction du génocide, découlent du droit à la vie. Il s'agit d'un droit intangible. Le droit à la vie connaît toutefois une certaine limitation, surtout en raison de la peine de mort. Les traités pertinents laissent aux Etats la possibilité d'infliger la peine de mort, tout en la soumettant à une série de conditions. Il existe divers instruments internationaux sur les plans universel et régional, qui visent à abolir la peine de mort. Ainsi en va-t-il par exemple, au niveau européen, des Protocoles additionnels n°6 et n°13 à la CEDH.
Le droit à l'intégrité corporelle (Interdiction de la torture). Le droit de ne pas être soumis à la torture ou à des peines ou traitements inhumains ou dégradants est inhérent à la dignité humaine. Tout usage de la force physique qui n'est pas rendu strictement nécessaire par le propre comportement de la personne se trouvant aux mains des autorités constitue une violation de ce droit.
Il existe une Convention européenne pour la prévention de la torture, à laquelle la Suisse est partie. Un Comité visite les lieux de détention, afin de s'assurer que les autorités respectent l'interdiction de la torture. Voir : Visites sur place.
Le droit de n'être tenu ni en esclavage, ni en servitude
Ce droit est absolu. Il interdit de maintenir une personne dans un état la livrant entièrement à autrui.
