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L'internement |
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Les premiers camps apparaissent au début de l'année 1939 sous le gouvernement Daladier. Ils sont principalement destinés aux réfugiés de la guerre d'Espagne et aux exilés allemands et autrichiens à partir de l'entrée en guerre de la France en septembre. Le gouvernement de Vichy transforme ce système des camps en le mettant au service de l'antisémitisme d'Etat. Le 4 octobre 1940, le régime de Pétain se dote dune loi qui donne aux préfets le pouvoir d'interner des "étrangers de race juive" dans des "camps spéciaux". Situés en zone non occupée, il s'agit des camps principaux de Gurs (Pyrénées-Atlantiques), Bram, Argelès (Aude), Saint-Cyprien (Pyrénées-Orientales), Les Milles (Bouches-du-Rhône), Le Vernet (Ariège). Au total, on compte 93 "lieux d'internement". Au début de 1941, Vichy ouvre trois nouveaux camps : Rivesaltes (Pyrénées-Orientales), Noé et Récébédou (Haute-Garonne). En février 1941, le nombre total d'internés étrangers dans les camps du Sud de la France est de 47'000 dont 40'000 sont juifs. La loi du 2 juin 1941 élargit l'internement à "tous les juifs, sans distinction de nationalité". Le texte prévoit la possibilité de "prononcer l'internement dans un camp spécial, même si l'interné est français". |