LA COLONIE D'IZIEU


"Quel paradis !"

La maison d'Izieu

© Maison d'Izieu/Succession Sabine Zlatin
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"Je me rappelle toujours, vous savez, Reifman [l'un des éducateurs], il a sauté du camion et a dit : "Quel paradis !" (témoignage de Sabine Zlatin, Les Voix d'Izieu).

Le choix de Sabine Zlatin se porte sur une grande maison qui se trouve dans le hameau de Lélinaz, à côté du village d'Izieu, à une vingtaine de kilomètres de Belley. Construite à la fin du XIXe siècle, cette vaste demeure est juchée à flanc de montagne, à proximité de la route menant du hameau de La Bruyère au village d'Izieu.

La maison possède une grande fontaine, ainsi qu'une immense terrasse. Elle s'ouvre sur le paysage du Bugey et du Dauphiné avec, en toile de fond, par temps clair, le massif de la Chartreuse. Le site dégage un sentiment de sérénité et semble un rempart aux dangers de la guerre.

Aux enfants de Campestre s'ajoutent de nouveaux arrivants provenant de différentes maisons d'enfants cachés. D'autres sont directement amenés par leurs parents. Certains, restés seuls après la déportation de leur famille, sont issus du réseau Garel. Leur nombre ne cesse de croître pour atteindre, en septembre 1943, la soixantaine. Un petit groupe d'éducateurs est chargé de leur encadrement. Quant à l'administration de l'OSE, elle verse des pensions pour les enfants dépendant de ses services.

Pour exemple, l'histoire de Samuel Pintel, six ans : le 16 novembre 1943, à l'hôtel des Marquisats à Annecy, une rafle survient. Sa mère, qui sera raflée, le précipite contre une amie non-juive présente. Par la suite, c'est l'OSE de Chambéry qui prend Samuel en charge. Miron Zlatin va le chercher à Chambéry pour l'amener à Izieu. Il en repart quelques mois avant la rafle.

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