| DE LA RAFLE A LASSASSINAT | ||||||||
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"Je pense qu'il n'y aurait pas de justification à l'extermination des hommes si on autorisait leurs vengeurs, sous la forme de leurs enfants, à grandir au milieu de nos fils et de nos petits-fils" [1]. Le 8 septembre 1943, l'Italie fasciste capitule. Dès le 9 septembre, les Allemands occupent la zone italienne de la France. Elle n'est plus un territoire de protection pour les juifs. La politique nazie anti-juive s'y applique avec détermination. Les responsables du réseau Garel intensifient leur activité pour cacher les enfants et assurer leur sécurité. L'OSE procède à la fermeture progressive des maisons d'enfants et à la dispersion de leurs occupants.
Dès lors, Sabine Zlatin multiplie les démarches afin de disperser les enfants dans des lieux sûrs. Courant février, elle cherche à céder la maison au Service social d'aide aux émigrants. Elle prévoit de transférer les enfants dans l'Hérault. Le 5 mars, Pierre-Marcel Wiltzer est muté dans un autre département. La colonie perd son principal protecteur et se retrouve complètement isolée. La dispersion est prévue pour le 11 avril. Le 2 avril, Sabine Zlatin se rend à Montpellier qu'elle considère comme sa base arrière. L'abbé Prévost lui propose de cacher une douzaine de garçons dans un établissement religieux. Mais il est déjà trop tard. La rafle a lieu lors de son déplacement. 1. Heinrich Himmler, chef suprême des SS, 1943, à propos de l'extermination des juifs. |