| DE LA RAFLE A LASSASSINAT | ||
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La culpabilité de Klaus Barbie
Une question se pose : est-il présent à Izieu lors de la "liquidation" de la colonie ? A l'heure actuelle, nous l'ignorons. Peu importe, car une chose est sûre, en signant ce télégramme, Barbie endosse la responsabilité de cette arrestation. De son propre chef et de par son pouvoir décisionnel, il enclenche un processus criminel que rien ni personne ne pourra arrêter. Au lendemain de la guerre, Klaus Barbie réussit à se faire engager par les services spéciaux américains. Il interroge les transfuges de l'Est dans le cadre de la guerre froide ou exécute des missions dans la partie communiste de l'Allemagne. Alors que la France le réclame aux Américains, les Etats-Unis le font passer en Amérique du Sud. D'Argentine, il passe en Bolivie où il travaille dans l'armée aux services de différentes dictatures. Les deux membres de la Gestapo qui participaient à l'opération du 6 avril ne seront jamais identifiés. Quant à l'unité militaire qui procède à l'arrestation, il s'agit du 958e bataillon de la défense antiaérienne de la Wehrmacht. Au lendemain de la guerre et jusqu'au procès de Barbie à Lyon en 1987, aucun membre de cette unité militaire ne sera retrouvé pour être jugé ou pour témoigner. |