DE LA RAFLE A L’ASSASSINAT


Les liens avec la Résistance ?

© E. Ressort / Maison d'Izieu

© E. Ressort / Maison d'Izieu
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La Résistance dans le département de l'Ain est très combative. Ainsi, le 11 novembre 1943, à Oyonnax, le maquis occupe la ville quelques heures en organisant un défilé pour rendre hommage aux combattants de 1914-1918. Une gerbe est déposée au monument aux morts. Une épitaphe l'accompagne : "Les vainqueurs de demain aux vainqueurs de 1914-1918". Cet épisode épique illustre bien le dynamisme des maquis de l'Ain.

Pour ce qui est de la région d'Izieu, la situation est différente. Le sud du Bugey est une zone relativement calme où la résistance n'est pas aussi opérationnelle que dans le nord du département. Néanmoins, une question se pose : pour l'année 1943-1944, le maquis local était-il en lien direct avec la colonie d'Izieu ? Lui a-t-il apporté une aide ? Une protection a-t-elle été envisagée ? En l'état actuel des recherches, au vu des documents, des témoignages écrits et oraux, il semble peu probable que des liens structurels aient existé ente le maquis et la Maison d'enfants d'Izieu. Tout au plus, quelques témoignages laissent envisager une aide sous la forme de ravitaillement. Mais ces actions seraient individuelles, et non pas le résultat d'une décision concertée du maquis.

Cependant, Sabine Zlatin a toujours affirmé qu'avec son mari, ils étaient en liens étroits avec la Résistance. Miron aurait participé à des opérations de parachutage. Une attestation datée du 13 mai 1945, signée du lieutenant-colonel Romans, chef des maquis de l'Ain, rapporte que Miron "a fait partie de la Résistance à dater de juillet 1943" et qu'il "a rendu de multiples services à une formation de bûcherons dont la majorité étaient des réfractaires au STO. A été en relations constantes avec J3, chef des liaisons des Mouvements unis de la Résistance et dont le nom véritable est Adhemar".

La question des liens avec la Résistance reste donc ouverte en l'attente de nouveaux témoignages et documents historiques. Soulignons qu'au lendemain de la guerre, quand Sabine Zlatin entreprend des démarches pour la commémoration de la rafle d'Izieu le 7 avril 1946, elle sait que ce projet ne pourra aboutir sans l'aide des associations et des personnes issues des mouvements de résistance. Il lui fallait nécessairement établir un lien entre la colonie et le maquis.

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