Le docteur Albert Bendrihem  


Il s'était établi, avec son épouse et son fils, à La Bruyère sur la commune de Brégnier-Cordon à la fin de l'année scolaire 1941. En 1943, il transfère son activité à Glandieu, non loin d'Izieu. Il prend l'habitude de soigner les enfants et le personnel de la Maison d'Izieu. Son fils Gérard se souvient des visites à la colonie en compagnie de son père, de veillées avec les enfants autour de la fontaine.

Sur son agenda de l'année 1944, à la date du 7 janvier 1944, trois noms sont notés : "Mme Mallier, Mme Zlatin, Mme Albert". Ce même jour, à Glandieu, le docteur Albert Bendrihem est arrêté par la Gestapo aux alentours de 16 heures. Avait-il déjà effectué ses visites, notamment à Sabine Zlatin ? Nous l'ignorons. Victime ou non d'une dénonciation locale, une chose est sûre, il était fiché depuis 1942, à la préfecture de l'Ain, comme "médecin juif". Une fois arrêté, le docteur Bendrihem est transféré à la prison du fort Montluc à Lyon puis à Drancy, le 27 janvier 1944. Il est déporté à Auschwitz en février 1944. En janvier 1945, à l'évacuation du camp d'Auschwitz par les SS, il effectue les marches de la mort jusqu'à Gross Rosen. A l'arrivée des Russes, il est évacué sur Buchenwald où il meurt d'épuisement le 10 mars 1945.

Albert Bendrihem était né à Oran le 9 août 1906. Son fils, Gérard, deviendra médecin.

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