Julien Favet, témoin oculaire de la rafle  


Aimé Perticoz (à gauche) et Julien Favet (à droite).

Aimé Perticoz (à gauche) et Julien Favet (à droite). © Col. Perticoz

Julien Favet, ouvrier agricole à Izieu, gardera à jamais en mémoire ce matin du 6 avril 1944. "Les plus grands, ceux qui avaient dix-douze ans essayaient de sauter par-dessus les plateaux du camion et, aussitôt, ils étaient remis en place par les deux Allemands qui les prenaient et qui les rejetaient dedans comme des sacs de pommes de terre, comme de vulgaires sacs

J'ai vu monsieur Zlatin, le directeur de la colonie, qui s'est levé de dessus le banc du camion et il a crié à mon patron, qui était sur la porte:" M. Perticoz, ne sortez pas, restez bien calé chez vous !" Et puis sur ces faits, un soldat allemand lui a enfilé sa mitraillette dans le ventre et un grand coup de pied dans les tibias. Le coup de mitraillette l'a plié en deux et était obligé de se coucher dans le camion et pis je ne l'ai plus revu" (Procès Barbie, 13e audience, 27 mai 1987).