La promesse brisée de Paul Niedermann  


© Maison d'Izieu/Col. Henri Alexander

© Maison d'Izieu/Col. Henri Alexander


Lors de la 14e audience du procès, le 1er juin 1987, Paul Niedermann est venu apporter son témoignage. A la barre, il a rappelé au président de la cour d'assises de Lyon, André Cerdini, les méandres de son incroyable parcours, les séparations intolérables avec les différents membres de sa famille. Il souligne également l'histoire d'une promesse qu'il n'a pas pu tenir avec son "meilleur ami" Théodor Reis : "Nous faisions des projets d'avenir. Nous parlions de plus tard, une fois que la guerre serait finie. Car elle allait bien finir un jour, monsieur le président. […] On s'est juré de se retrouver après la guerre. On s'est dit : ”Où que l'on soit, nous nous reverrons".

Paul a toujours gardé de Théo le souvenir d'un garçon qui riait beaucoup. Dans un trou d'eau, Théo l'avait assisté pour lui apprendre à nager. Théo avec qui il chantait des chansons populaires allemandes, le soir à Izieu, sur la terrasse ou autour de la fontaine, en compagnie des autres adolescents de la colonie : Arnold Hirsch et Henri Alexander.

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