Le réquisitoire de Pierre Truche  


Au procès Barbie, le 30 juin 1987, le procureur général Pierre Truche [1] termine son réquisitoire par ces mots simples et définitifs : "Et dans cette affaire, il n'y avait que les victimes qui pourraient vous dire : ”Nous sommes d'accord pour des circonstances atténuantes”. Moi pas. Il n'y a que les victimes qui ont le droit à la parole. Toutes ces victimes que vous avez vues, tous ces enfants que vous ne reverrez jamais.

En 1944, Barbie avait une fille, qui était née en 1941. Ça ne l'a pas empêché de déporter, le 11 août, un enfant qui était un tout petit peu plus jeune que sa fille, qui était né en 1939, en Belgique. De tout cela, il n'a jamais tenu compte. Il a mené, à Lyon, une action particulièrement inhumaine qui aujourd'hui, encore, appelle une sanction. Je vous demande de dire, qu'à vie, Barbie sera reclus."

1. Actuellement membre du Conseil d'administration de la Maison d'Izieu.

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