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EN SAVOIR PLUS

Quelques précisions historiques…
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Le site d’Izieu

Izieu, 6 avril 1944
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2007, UN FILM | L’HISTOIRE DE LA COLONIE D’IZIEU, FRANCE
__Sabine Zlatin, la Dame d'Izieu
Les chaînes belge (Rtbf), suisse (Tsr) et française (TF1) ont diffusé, en février et mars 2007, le téléfilm la Dame d’Izieu, une fiction inspirée par les souvenirs de Sabine Zlatin, fondatrice de la colonie d'Izieu (Ain, France).
Tourné en République tchèque, ce film - réalisé par Alain Wermus, avec Véronique Genest dans le rôle de Sabine Zlatin - cherche à retracer l'histoire de cette femme pendant l'Occupation et tout particulièrement l'histoire des enfants d'Izieu et leur arrestation.
A la suite de la diffusion du film, les responsables de la maison d’Izieu, "mémorial des enfants juifs exterminés", ont publié un document dans lequel ils apportent "quelques précisions historiques concernant Sabine Zlatin, la famille Pallarés, la vie de la colonie et des différentes personnes qui y ont séjourné, la rafle du 6 avril 1944 et la maison qui a abrité la colonie".
1941, Sabine Zlatin, Française d’origine juive polonaise vit à Montpellier avec son mari agronome, Miron Zlatin. Infirmière militaire dès la déclaration de la Guerre, Sabine a perdu son emploi après la promulgation des lois anti-juives de 1941.
Elle fait alors la connaissance de Léa Feldblum, une jeune femme juive, orpheline, contrainte de dissimuler sa véritable identité. Léa la met en contact avec l’Oeuvre de secours aux enfants (OSE). Sabine, femme volontaire et généreuse, rejoint l’organisation et se consacre alors entièrement au sauvetage et à la protection des enfants juifs enfermés dans des camps d'internement du sud de la France. Elle se heurte bientôt avec l’OSE à un obstacle majeur : la difficulté à trouver des familles ou des centres de placement temporaire pour ces enfants.
En avril 1943, elle fonde la “Colonie des enfants réfugiés de l’Hérault” dans une maison d’Izieu, un village de l’Ain situé à 80 km de Lyon. Le couple Zlatin
s’évertue à faire de cette maison un havre de paix et de bonheur pour préserver l’insouciance des enfants. Au coeur de ce village isolé et tranquille, Sabine pense que ses protégés seront à l’abri…
Sabine Zlatin est décédée en septembre 1996, à l’âge de 89 ans. Ce film est dédié à la mémoire des 44 enfants et des 7 adultes qui ont vécu leurs derniers instants de bonheur à la maison d’Izieu avant la rafle de la Gestapo de Lyon, commanditée par Klaus Barbie, le 6 avril 1944, ainsi qu’à Serge et Beate Klarsfeld, sans qui leur mémoire se serait peut-être éteinte. Source : TF1.
UNE EXPOSITION. A l'occasion du 10e anniversaire de sa disparition, en septembre 1996, la Maison d'Izieu rend hommage à l’action et à la mémoire de Sabine Zlatin, directrice de la Colonie d'Izieu, d'avril 1943 à avril 1944, et présidente-fondatrice du "Musée-mémorial des enfants d’Izieu". L’exposition présente des documents inédits issus de ses archives personnelles.
Attachée à la mémoire des enfants et de son mari arrêtés à Izieu le 6 avril 1944, Sabin Zlatin se bat dès juillet 1945 pour que des stèles soient apposées sur la maison et à Brégnier-Cordon. A partir de 1946, elle ne cessera de venir à Izieu pour commémorer chaque année la rafle de la colonie.
A l'issue du procès de Klaus Barbie,à Lyon, elle crée une association dont le but est de transformer la maison en un lieu de mémoire vivant, ouvert à tous. Le 24 avril 1994, le président de la République, François Mitterand, inaugure le "Musée-mémorial des enfants d'Izieu".
Sabine Zlatin a fait de l'Association de la Maison d'Izieu son légataire universel et lui a légué tous ses biens et ses archives.
Maison d’Izieu, mémorial des enfants juifs exterminés (Ain). Ouvert en semaine, de 9h à 17h; le samedi de 14h à 18h; le dimanche et jours fériés, de 10h à 18h. Tél. (+33) (0) 4 79 87 21 05. Site web : www.izieu.alma.fr | Sur ce site : www.aidh.org/izieu
UN LIVRE. Mémoires de la "Dame d’Izieu", de Sabine Zlatin. Editions Gallimard, collection Témoins, 162 p., 1992. La déposition de Sabine Zlatin au procès Barbie, les témoignages de Gabrielle Perrier et de Samuel Pintel. Avant-propos de François Mitterrand.

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