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Le film est l'évocation, passionnante et jamais complaisante, du génocide rwandais [ ]. Le film trouve le ton juste pour décrire les angoisses de cette petite colonie en sursis qui s'attend à tout moment à voir tomber sur sa nuque la machette des soldats des milices hutues. [ ] En parallèle, Hotel Rwanda montre les efforts désespérés des casques bleus, impuissants car en nombre insuffisant... Hotel Rwanda, film poignant, [ ] doit aussi beaucoup à son interprète, Don Cheadle, nommé pour un Oscar [ ] France Soir, Richard Gianorio. Hôtel Rwanda est la première fiction sur l'effroyable génocide [ ] En concentrant son récit sur le destin de Paul Rusesabagina [ ] le cinéaste nous permet de ressentir au plus fort la folie meurtrière qui s'est abattue sur le Rwanda. Bouleversant, le film ne sombre jamais dans le pathos.[ ] Une oeuvre à voir. Studio Magazine, Sophie Benamon. Terry George filme avec dignité et pudeur. Et pourtant il a mis toute son indignation et sa sensibilité dans le récit de cette guerre tribale qui à l'époque s'est déroulée sans aucune réaction du monde occidental. [ ] C'est à Don Cheadle que ce récit doit sa force, sa tension et sa colère. Il est, au milieu de scènes qui n'hésitent pas à restituer ce drame dans toute son horreur, le dernier rempart de la dignité humaine contre la folie meurtrière. Et la démission générale. Ouest France. Unité de temps, de lieu et d'action. Pas étonnant que le cinéma, en version hollywoodienne, se soit emparé de l'histoire de Paul Rusesabagina qui a, en outre, l'avantage d'être marié à une Tutsi, ce détail personnel ajoutant un peu de piment mélodramatique et personnel. La petite histoire dans la grande.[ ] Sans lésiner sur le mélo, Hotel Rwanda vise juste et efficace. Notamment sur le naufrage moral de l'Occident dans le pays. Libération, Christophe Ayad. On sort du film atterré : comment avons-nous pu laisser faire ? Pourquoi les instances internationales n'ont-elles pas réagi ? [ ] Le film réveille, avec brutalité, le besoin d'être militant, la nécessité de sortir de la passivité. Réveil salutaire : "Hotel Rwanda" nous met face à nos responsabilités. TéléCinéObs, François Forestier. TERRY GEORGE, REALISATEUR : CETTE HISTOIRE DEVAIT ETRE RACONTEE
Cette histoire devait être racontée. Elle plongeait les spectateurs, partout dans le monde, au cur d'un événement dont, à notre grande honte à tous, nous ne savions rien. Mais plus encore, elle allait permettre aux gens de s'unir dans l'amour, la peur et le courage d'un homme qui aurait pu être n'importe lequel d'entre nous - si nous avions été capables d'avoir cette force humaniste. Je savais que si nous étions fidèles à cette histoire, si nous pouvions la raconter, nous verrions alors un immense public, de Peoria à Pretoria, vibrer pour un véritable héros africain qui a combattu pour sauver des vies dans un enfer que personne n'aurait osé imaginer. Hotel Rwanda a été un défi effrayant
pour chacun de ceux qui s'y sont consacrés, mais ce même
défi a motivé tous ceux qui y ont travaillé,
depuis les fantastiques acteurs et notre équipe technique,
jusqu'aux figurants qui se sont levés à l'aube dans
les banlieues de Johannesburg, à Alexandra et Tembisi,
pour nous rejoindre et nous aider à raconter cette bouleversante
histoire. Je suis fier de chacun de ceux qui ont travaillé
sur ce film, et je considère comme un honneur de pouvoir
raconter l'histoire de Paul, Tatiana, de leur famille et du peuple
du Rwanda. J'espère seulement avoir rendu justice à
cet acte exceptionnel et admirable. |