droitshumains.org
LA DECLARATION DU MILLENAIRE



Retour



2003 / LE ROLE DES NATIONS UNIES AU XXIe SIECLE
__Kofi Annan nomme un groupe de personnalités chargé de proposer une réforme du système international


K. AnnanRobert Badinter, ancien ministre français de la justice, fait partie d'un groupe de travail - créé le 4 novembre 2003 par Kofi Annan - chargé d'examiner le rôle que devront tenir les Nations unies pour s'adapter aux réalités géopolitiques du XXIe siècle. Le groupe devra faire des recommandations en matière de sécurité internationale et proposer des éléments de réforme du système international.

Composé de seize membres, le groupe, présidé par l'ancien premier ministre thaïlandais Anand Panyarachun, comprend notamment les anciens premiers ministres russe Evgueni Primakov et norvégien Gro Harlem Brundtland, ainsi que le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa. Brent Scowcroft, conseiller à la sécurité nationale de l'ancien président américain George Bush, en fait également partie.

"L'année [2002] a ébranlé les fondations de la sécurité collective et mis à mal la confiance dans l'existence de réponses communes à nos problèmes communs et aux défis", a souligné le secrétaire général des Nations unies, qui rappelle que "sans réformes radicales", les Nations unies pourraient perdre leur autorité aux yeux d'une partie des habitants de la planète.

Le groupe de travail est "chargé d'examiner les principales menaces et les défis auxquels est confrontée la communauté internationale dans le domaine plus large de la paix et de la sécurité, y compris les questions économiques et sociales qui sont liées à la paix et à la sécurité. Le groupe devait aussi faire des recommandations sur les éléments d'une réponse collective".

Le groupe de travail

Le Groupe de travail, présidé par l'ancien premier ministre thaïlandais Anand Panyarachun, est composé de : Joao Clemente Baena Soares du Brésil, ancien secrétaire général de l'Organisation des Etats américains; Mary Chinery-Hesse du Ghana, vice-présidente de la Commission de la planification du développement national du Ghana et ancienne directrice générale adjointe de l'Organisation internationale du travail (OIT); Gareth Evans de l'Australie, président de "International Crisis Group" et ancien ministre des affaires étrangères; David Hannay du Royaume-Uni, ancien représentant permanent auprès des Nations unies et Envoyé spécial de son pays à Chypre; Enrique Iglesias de l'Uruguay, président de la Banque interaméricaine de développement; Amre Moussa de l'Egypte, secrétaire général de la Ligue des Etats arabes; Satish Nambiar de l'Inde, ancien lieutenant-général de l'Armée indieHaut de pagenne et commandant en chef de la Force des Nations unies en ex-Yougoslavie (FORPRONU).

Sadako Ogata du Japon, ancien haut commissaire pour les réfugiés; Yevgeny Primakov de la Fédération de Russie, ancien premier ministre; Qian Qichen de la Chine, ancien vice-premier ministre et ministre des affaires étrangères; Nafik Sadiq du Pakistan, ancienne directrice exécutive du Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP); Salim Ahmed Salim de la République-Unie de Tanzanie, ancien secrétaire général de l'Organisation de l'unité africaine (OUA), et Brent Scowcroft des Etats-Unis, ancien lieutenant-général des forces aériennes américaines et conseiller au Conseil national de sécurité, en font également partie.

TERMES DE REFERENCE DE LA MISSION DU GROUPE DE HAUT NIVEAU

1. Les évènements de l'année dernière ont secoué les fondements de la sécurité collective et miné la confiance quant à la faculté de présenter une réponse collective à nos problèmes et défis communs. Ces évènements ont aussi mis en lumière des profondes divergences d'opinion sur l'ampleur et la nature des défis auxquels nous sommes confrontés et selon toute vraisemblance, auxquels nous serons confrontés à l'avenir.

2. L'objectif du Groupe de haut niveau est de recommander des mesures claires et pratiques pour assurer une action collective efficace, fondée sur une analyse rigoureuse des futures menaces à la paix et à la sécurité, sur une évaluation de la contribution qu'une action collective peut apporter et, sur une étude approfondie des approches, instruments et mécanismes existants, y compris les principaux organes des Nations Unies.

3. Le Groupe n'a pas pour tâche de formuler des politiques sur des questions spécifiques ni sur le rôle des Nations Unies dans des endroits précis. Il lui est plutôt demandé de fournir une nouvelle évaluation des défis à venir et de recommander les changements qui s'imposent pour relever les défis d'une manière efficace par le biais d'une action collective.

4. Il incombe au Groupe plus précisément de :

a) Examiner les menaces auxquelles est confronté le monde actuellement et fournir une analyse des futurs défis à la paix et à la sécurité internationales. S'il peut y avoir des opinions différentes sur l'importance relative des différentes menaces auxquelles sont confrontés des Etats Membres particuliers, à titre individuel, il demeure néanmoins important de trouver un équilibre judicieux au niveau mondial. Il est également important de comprendre les liens entre les différentes menaces.

b) Identifier clairement la contribution d'une action collective dans l'appréhension de ces défis.

c) Recommander les changements nécessaires à une action collective efficace, comprenant mais pas exclusivement, un réexamen des principaux organes des Nations Unies.

5. Le travail du Groupe se limite au domaine de la paix et de la sécurité, au sens large du terme. Cela veut dire que le Groupe doit élargir son analyse et ses recommandations aux autres questions et institutions, y compris les questions économiques et sociales qui ont un impact direct sur les futures menaces à la paix et à la sécurité.

Source : Nations unies, New York, 2003.
Haut de page