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Le rapport 2007
[ 920 ko]
 Film. 8 courts métrages illustrant les OMD. Bande annonce
[Huit réalisateurs donnent leur vision des enjeux liés aux OMD : Abderrahmane Sissako (OMD1) | Sean Penn (OMD2) | Gus Van Sant (OMD4) | Jan Kounen (OMD5) | Gaspar Noé (OMD6) | Jane Campion (OMD7) | Wim Wenders (OMD8). Le film sortira dans les salles en 2008.]
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2007 | ATTEINDRE LES OBJECTIFS DU MILLENAIRE POUR LE DEVELOPPEMENT
__Les Nations unies dressent un bilan à mi-parcours
Le bilan des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), dressé à la mi-parcours par les Nations unies se veut encourageant. Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon, déplore cependant le manque de soutien financier des pays riches, qui remettent ainsi en cause les engagements pris en 2000.
Il est aujourd’hui très probable que les engagements pris par presque tous les pays du monde, lors du Sommet du Millénaire organisé par les Nations unies en 2000, ne seront pas respectés. Les huit objectifs fixés pour l’horizon 2015 (réduction de la pauvreté, de la mortalité infantile et de la faim, scolarisation, lutte contre le VIH-SIDA …) viennent de faire l’objet d’un rapport à la mi-parcours, et même si certains indicateurs ont progressé dans le monde, des régions entières restent à l’écart.
Le rapport révèle ainsi que la proportion de personnes vivant avec moins d'un dollar par jour a baissé de 23,4% en 1999 à 19,2%, mais qu’elle reste fixée à 40% pour la population d'Afrique subsaharienne. Les Nations unies estiment en outre que l'objectif de 15,8% pour l'ensemble de la planète pourra être atteint d'ici 2015, mais pas le taux de 23,4% fixé pour les pays africains.
Néanmoins le rapport souligne que "de nombreux pays africains sont en train de démontrer qu’il est possible de faire des progrès rapides pour parvenir à réaliser les OMD quand un gouvernement dirigé d’une main ferme, des politiques sensées et des stratégies de promotion des investissements publics se combinent avec une aide financière et technique adéquate de la part de la communauté internationale".
39,5 millions de malades du SIDA
Ce cas de figure idéal est pourtant loin de correspondre à la réalité dans la plupart des pays en développement, l’Asie faisant figure d’exception grâce à une croissance économique rapide, qui lui a permis de réduire significativement la pauvreté. Autre objectif en mal de progression, le taux de mortalité infantile dans les pays pauvres a reculé de 16% depuis 1990, alors que les dirigeants s'étaient engagés en 2000 à le réduire de 67% à l'horizon 2015.
S’agissant du VIH SIDA, les décès annuels liés à la maladie sont passés de 700’000 en 2001 à 2,9 millions, malgré la priorité qui a pourtant été donnée par les programmes internationaux. A l’heure actuelle le rapport estime que le nombre de personnes vivant avec le SIDA s’élève à 39,5 millions, soit 6,6 millions de plus qu’en 2001. Enfin, la lutte contre le paludisme et la tuberculose nécessitent davantage de moyens pour inverser la tendance en Afrique subsaharienne.
En matière de santé, une coalition de 15 ONG situées dans 6 pays d’Europe et intitulée "Action for global health", a présenté un rapport sur les OMD Santé, simultanément à Bruxelles et Paris, objectifs laissés pour compte selon elles. "Si certains progrès peuvent être relevés d’après les Nations unies, les OMD relatifs à la santé sont en revanche loin d’être atteints et le manque de progression en ce qui concerne les niveaux de mortalité infantile, de mortalité maternelle et de prévalence du sida est très alarmant dans certaines régions, en particulier en Afrique sub-saharienne. Cette situation est en grande partie due au fait que les pays contributeurs ne tiennent pas leurs promesses", souligne le réseau "Action for global health". En cause, la faiblesse de l’aide au développement et particulièrement les fonds alloués à la santé. "Si l’on continue sur le scénario actuel, le taux de mortalité infantile sera toujours au même niveau en 2020", explique Amine Kébé, économiste à l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Le G8 ne respecte pas ses engagements
L’OMS estime que l’aide des pays riches affectée à la santé devrait correspondre à 0,1% de leur revenu national brut, or il n’est que de 0, 014% pour la France, pays le moins exemplaire en la matière. Quant au pays le plus généreux, le Royaume Uni, il n’y consacre lui-même que 0,042%. Cette question, qui fait l’objet de plusieurs campagnes d’ONG à travers le monde, a également été soulevée par Ban Ki-moon. "Il n’y a pas eu d’augmentation significative de l’aide publique au développement depuis 2004, ce qui empêche d’atteindre les OMD, même pour des pays bien gouvernés", a-t-il souligné.
Le rapport des Nations unies rappelle que les pays les plus riches ont promis, lors de la réunion du G8 de 2005, de doubler l’aide à l’Afrique d’ici 2010, mais "l’aide officielle totale a baissé de 5,1 % en termes réels entre 2005 et 2006". Seuls cinq pays donateurs (Danemark, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas et Suède) ont respecté ou dépassé l’objectif de consacrer 0,7 % de leur produit national brut à l’aide au développement.
A l’heure où le concept de co-développement avec les pays du Sud s’affiche à nouveau dans les discours politiques, et notamment en Europe, le bilan des OMD ne semble pas plaider en sa faveur. Pour pouvoir développer les échanges et les partenariats économiques avec ces pays, encore faudrait-il que des conditions alimentaires, sanitaires et éducatives satisfaisantes soient, en premier lieu, réunies.
Source : Novethic.fr, juin 2007.
En 2000, lors du Sommet du Millénaire, à New York, les 191 chefs d’Etat des pays membres des Nations unies se fixaient huit objectifs pour réduire la pauvreté d’ici 2015 et faire du "droit au développement une réalité pour tous".
Ces 8 Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) visent à
combattre la faim et la pauvreté, préserver l’environnement, améliorer l’accès à l’éducation et à la santé, promouvoir l’égalité entre les hommes et les femmes. Ils donnent la priorité à l’amélioration des conditions sociales des populations, étape indispensable pour permettre un développement durable pour tous.

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