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HAUT COMMISSARIAT |
Ce plan sur l'amélioration de la mise en uvre des droits de l'homme et des libertés fondamentales dans le monde, intitulé "Protection et pouvoir", intervient en effet en réponse au plan de réforme du secrétaire général des Nations unies, qui affirme que les droits de l'homme sont l'une des priorités de l'organisation internationale. "L'objectif doit être de contribuer à combler le fossé qui sépare les idéaux des droits de l'homme exprimés dans l'enceinte des Nations unies et les dures réalités du terrain", indique Louise Arbour, qui identifie la pauvreté, la discrimination, l'impunité, les conflits, le manquement de la démocratie et la faiblesse institutionnelle comme des aspects nécessitant une attention particulière. Le plan d'action préconise notamment une meilleure présence du Haut Commissariat dans les pays et une meilleure réactivité aux crises et aux besoins sur le terrain. "Le caractère central des droits de l'homme
au regard du mandat des Nations Unies ne fait pas de doutes".
Pourtant, "si le programme des Nations Unies en matière
de droits de l'homme a fait des progrès historiques au
cours des 60 dernières années", "son organe
politique est aujourd'hui en difficulté, son rôle
de surveillance est faible, et le Haut Commissariat souffre régulièrement
d'une pénurie de ressources et de sous-équipement",
remarque Louise Arbour en introduction de son plan d'action. Le plan présente une approche stratégique pour l'orientation future du Haut Commissariat aux droits de l'homme. Il définit notamment des domaines qui appellent une attention particulière : la pauvreté, la discrimination, les conflits armés, l'impunité, le déficit démocratique et les faiblesses institutionnelles. Concrètement, il recommande une plus grande présence du Haut Commissariat sur le terrain grâce à des bureaux régionaux et nationaux, une meilleure surveillance de la situation des droits de l'homme dans les pays, davantage de recherche et d'analyse des situations dans chaque pays ayant une visée pratique et une capacité de réaction plus rapide aux demandes d'assistance qui lui sont adressées par les pays. D'autres recommandations visent à renforcer la capacité du Haut Commissariat à déployer des "équipes de réaction rapide" en situation de crise, assurer une présence auprès des opérations de maintien de la paix dans les zones de conflit. Il est également proposé de créer une unité spéciale du Haut Commissariat sur la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) et de renforcer les efforts de promotion des droits économiques, sociaux et culturels auprès du public. Le plan d'action prévoit en outre un rôle de premier plan du haut commissaire pour favoriser une plus grande interaction avec les organes des Nations unies concernés par les questions des droits de l'homme, l'établissement de partenariats plus étroits avec la société civile et la publication d'un rapport annuel thématique. S'agissant de la proposition de Kofi Annan de réformer la Commission des droits de l'homme, qui deviendrait un Conseil des droits de l'homme chargé d'examiner les situations dans tous les pays, le Haut Commissariat "appuie fermement la proposition d'assurer la surveillance des situations dans les pays par un système efficace, juste et transparent d'examen par les autres Etats, et qui soit fondé sur l'universalité". "Pour sa part, le Haut Commissariat est disposé à contribuer aux efforts visant à trouver le meilleur moyen d'y parvenir", indique Louise Arbour, qui avait regretté, lors de la clôture de la session annuelle de la Commission des droits de l'homme, que les questions relatives aux droits de l'homme restent traitées de manière insuffisante au niveau national. Elle avait également plaidé pour la création d'un Conseil des droits de l'homme qui remplacerait la Commission. |