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Le projet de réforme de l'organisation



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ETATS-UNIS / LES PROPOSITIONS AMERICAINES POUR UNE REFORME DE L'ONU
__L'élargissement du Conseil de sécurité n'est qu'un aspect du changement nécessaire


Si les Etats-Unis sont favorables à un élargissement limité du Conseil de sécurité des Nations unies, ils considèrent cette question comme un simple élément d'un vaste calendrier de réformes de l'ensemble du système des Nations unies.

C'est ce qu'a affirmé le secrétaire d'Etat adjoint aux affaires politiques, Nicholas Burns, lors d'une conférence de presse tenue le 16 juin 2005 au département d'Etat. Il a expliqué que l'élargissement du Conseil de sécurité s'inscrivait tout simplement dans les objectifs de réformes budgétaires et administratives des Nations unies.

"Les Etats-Unis reconnaissent que le Conseil de sécurité doit être plus représentatif du monde de 2005 que de celui de 1945, date de sa création. […] Mais, nous aimerions voir des progrès sur les autres dossiers avant de nous atteler à celui-ci".

Les "autres dossiers" évoqués par Nicholas Burns sont notamment la réforme du budget et de l'administration du secrétariat et du siège des Nations unies à New York, a-t-il souligné. Nombre de ces réformes sont nécessaires "à la lumière des problèmes évoqués par la commission Volcker". Les Etats-Unis appuient en outre et souhaitent voir les changements suivants aux Nations unies :

puce la création d'une Commission sur le renforcement de la paix, proposée par le secrétaire général Kofi Annan, qui fournirait un appui plus efficace à la reconstruction et à l'aide humanitaire, ainsi qu'au développement à long terme des pays sortant d'un conflit;

puce le remplacement de l'actuelle Commission des droits de l'homme à Genève par un conseil plus restreint des droits de l'homme qui serait composé entièrement de démocraties et dont seraient exclus les pays faisant l'objet de sanctions des Nations unies;

puce l'instauration d'un fonds pour la démocratie, comme l'a proposé le président Bush en septembre 2004 dans son discours à l'Assemblée générale;

puce la négociation d'une convention générale de lutte contre le terrorisme. Nicholas Burns a déclaré qu'il était temps de se pencher sur un tel document et de le faire adopter par l'Assemblée générale de l'organisation;

puce Les Etats-Unis ont l'intention de prendre l'initiative et de jouer un rôle énergique dans le débat international sur le développement, débat que Nicholas Burns considère comme indissociable de celui qui concerne la réforme des Nations unies.Haut de page

Selon M. Burns, toutes les questions mentionnées ci-dessus seront les priorités des Etats-Unis, et elles passeront avant le débat sur la taille et la composition du Conseil de sécurité, "parce que nous ne voulons pas que le débat sur le Conseil de sécurité [....] absorbe toute l'énergie de l'Assemblée générale. Il faut aborder ces autres dossiers, et nous devons obtenir des résultats d'ici septembre" [2005].

M. Burns a ajouté que le gouvernement des Etats-Unis avait été "très satisfait" par la présentation, le 15 juin 2005, du rapport Gingrich-Mitchell exigé par le Congrès. Il l'a qualifié de très bon rapport et a ajouté que le gouvernement "était d'accord avec la vaste majorité des recommandations de MM. Gingrich et Mitchell".

L'élargissement du Conseil de sécurité

Conseil de sécuritéQuant à l'élargissement du Conseil de sécurité, Nicholas Burns a déclaré que le gouvernement américain était d'accord pour y ajouter un ou deux membres permanents, particulièrement le Japon, sans toutefois souhaiter leur accorder le droit de veto dont jouissent actuellement les autres membres permanents. Les Etats-Unis sont également favorables à l'idée d'ajouter deux ou trois membres non permanents au Conseil.

La proposition, avancée par certains groupes, de faire passer le Conseil de sécurité de 15 à 24 ou 25 membres ne bénéficie pas du soutien des Etats-Unis qui craignent que cela ne réduise son efficacité.

En outre, a affirmé Nicolas Burns, la recherche d'un équilibre régional ne devrait pas être la seule considération guidant le choix de nouveaux membres. Les éléments suivants sont tout aussi pertinents :

puce la taille de l'économie et de la population;
puce les capacités militaires et les éventuelles contributions militaires aux missions de maintien de la paix des Nations unies;
puce les contributions au maintien de la paix;
puce la démocratie et le respect des droits de l'homme;
puce un engagement envers la lutte contre le terrorisme et la non-prolifération, et un bilan positif dans ce domaine;
puce enfin, un équilibre géographique global du Conseil de sécurité.

Source : site web du département d'Etat, juin 2005.
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