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MOYEN-ORIENT, JUIN 2005 / LA SECRETAIRE D'ETAT A L'UNIVERSITE AMERICAINE DU CAIRE
__Condoleezza Rice critique les régimes en place et appelle à des réformes démocratiques
A l'occasion d'une visite au Moyen-Orient, la secrétaire
d'Etat américaine Condoleezza Rice a plaidé
en faveur d'une plus grande démocratie au Moyen-Orient,
déclarant notamment que "la peur des libres choix
ne peut plus justifier le déni de liberté".
Elle a critiqué et mis en garde plusieurs gouvernements,
ceux de Syrie, d'Iran, d'Egypte et d'Arabie saoudite.
Dans un discours prononcé, le 20 juin 2005, à
l'université américaine du Caire, elle a
fait remarquer aux dirigeants arabes que "leur crainte des
libres choix ne pouvait plus justifier leur refus de la liberté".
Dans cette intervention face à un millier d'invités
après des entretiens à Charm El-Cheikh avec le président
égyptien Hosni Moubarak, elle a déclaré :
"Pendant 60 ans, les Etats-Unis ont recherché la stabilité
aux dépens de la démocratie au Moyen-Orient et nous
n'avons accompli ni l'une ni l'autre. Aujourd'hui, nous suivons
une autre voie. Nous soutenons les aspirations démocratiques
de tous les peuples".
La secrétaire d'Etat s'est inscrite en faux contre l'idée
selon laquelle la liberté et la démocratie conduiraient
à l'agitation sociale, à la violence et à
l'érosion des principes moraux. Seules la liberté
et la démocratie, a-t-elle dit, sont des concepts "suffisamment
forts pour vaincre la haine, les divisions et la violence".
Condoleezza Rice a fait remarquer que "le président
[égyptien] Moubarak a ouvert la porte au
changement" avant d'ajouter que "désormais, le
gouvernement égyptien doit tenir la promesse qu'il a faite
à son peuple - et au monde entier - en lui donnant la liberté
de choisir".
Dans un changement de ton tout à fait inhabituel vis-à-vis
de l'Egypte, la Secrétaire d'Etat a lancé : "Nous
sommes tous préoccupés par l'avenir des réformes
égyptiennes lorsque des militants pacifiques de la démocratie
- hommes et femmes - ne sont pas préservés de la
violence. Il faut maintenant que l'Etat de droit remplace les
décrets d'urgence, et qu'un système judiciaire indépendant
remplace la justice arbitraire".
Par ailleurs, elle a reproché à l'Arabie saoudite d'avoir emprisonné trois figures de l'opposition "pour avoir présenté de manière pacifique une pétition au gouvernement - et cela ne devrait être un crime dans aucun pays".
LE DISCOURS DE LA SECRETAIRE D'ETAT A L'UNIVERSITE AMERICAINE DU CAIRE
"Pendant 60 ans, les Etats-Unis ont recherché
la stabilité aux dépens de la démocratie
au Moyen-Orient et nous n'avons accompli ni l'une ni l'autre"
Allocution prononcée par la secrétaire d'Etat
américaine, Condoleezza Rice, à l'université
américaine du Caire, le 20 juin 2005.
Les Etats-Unis attachent une grande importance aux relations
stratégiques et au renforcement des liens économiques
qu'ils entretiennent avec l'Egypte.
Et les présidents américains depuis Ronald Reagan
ont su tirer parti de la sagesse et des conseils du président
Moubarak que j'ai eu le plaisir de revoir aujourd'hui. Les Américains
et les Egyptiens ont toujours souhaité se rendre visite
et apprendre les uns des autres.
Les idéaux de notre partenariat s'incarnent ici, à
l'université américaine du Caire.
Ce centre d'enseignement a surmonté bien des obstacles
et prospéré depuis les débuts houleux de
notre amitié jusqu'à son assurance actuelle.
Pendant toute son histoire, l'Egypte a montré la voie
à la région dans les moments décisifs.
Au début du XIXe siècle, c'est la dynastie réformatrice
de Muhammad Ali qui a libéré l'Egypte de l'empire
ottoman et a commencé à faire du pays la première
nation moderne de la région.
Au début du XXe siècle, c'est le parti Wafd visionnaire émergeant des cendres de la Première Guerre mondiale qui a fait du Caire le cur du "réveil arabe". Et c'est il y a juste trois décennies qu'Anouar Sadate a montré la voie à tout le Moyen-Orient en lançant de difficiles réformes économiques et en faisant la paix avec Israël.
Dans ces périodes de décisions historiques, l'influence
de l'Egypte a été aussi visionnaire qu'indispensable
au progrès. Et aujourd'hui, nous nous trouvons face à
des choix tout aussi difficiles, des choix qui vont affecter les
générations à venir.
En cette heure de grandes décisions, je suis venue
au Caire non pour parler du passé mais pour envisager le
futur, un futur où les Égyptiens peuvent jouer
le rôle de chef de file et qu'ils peuvent contribuer à
définir.
Mesdames et messieurs, dans notre monde actuel, un nombre sans
cesse croissant d'hommes et de femmes acquièrent leur liberté.
Et, à mesure que ces personnes obtiennent le droit de
choisir, elles créent des gouvernements démocratiques
pour protéger leurs droits naturels.
Nous devons tous envisager un avenir où tous les gouvernements
respecteront la volonté de leurs citoyens - parce que l'idéal
de la démocratie est universel.
Pendant 60 ans, les Etats-Unis ont recherché la stabilité
aux dépens de la démocratie au Moyen-Orient et nous
n'avons accompli ni l'une ni l'autre.
Aujourd'hui, nous suivons une autre voie. Nous soutenons
les aspirations démocratiques de tous les peuples.
Comme l'a dit le président Bush lors de son deuxième
discours inaugural, "l'Amérique n'imposera son style
de gouvernement à personne. Notre but est d'aider ceux
qui le veulent à trouver leur propre voie, à établir
leur propre liberté, à avancer à leur manière".
Nous savons que ces progrès ne seront pas faciles et
qu'ils seront lents.
Nous savons que diverses sociétés trouveront
des formes de démocratie qui fonctionnent pour elles. Nos
objectifs sont idéalistes, mais nos politiques doivent
être pratiques et les progrès doivent être
visibles.
Lorsque nous parlons de démocratie, nous pensons
aux gouvernements qui protègent certains droits fondamentaux
de tous leurs citoyens - et notamment le droit de libre expression;
le droit de libre association; le droit de pratiquer leur religion;
la liberté d'éduquer leurs enfants - filles et garçons;
et la liberté de ne pas être arrêté
au milieu de la nuit par la police secrète.
Tous les citoyens espèrent et tous les gouvernements
doivent garantir que ces droits seront assurés.
Dans mon pays, les progrès de la démocratie
ont été lents et difficiles. Au vu de notre
propre histoire, nous n'avons aucune raison d'afficher une fausse
fierté et toutes les raisons de faire preuve d'une certaine
humilité.
L'Amérique a été fondée par des
individus qui savaient que tous les êtres humains - et les
gouvernements qu'ils créent - sont par nature imparfaits.
Après tout, les Etats-Unis sont nés par moitié
dans la liberté et par moitié dans l'esclavage.
Et ce n'est que pendant ma propre vie que mon gouvernement a conféré
le droit de vote à tous ses citoyens.
Cependant, les principes inscrits dans la Constitution permettent
aux citoyens ayant le courage de leurs convictions de nous rapprocher
de l'idéal de la démocratie.
Et ici, au Moyen-Orient, le processus tant attendu de changement
démocratique commence à prendre forme.
Des millions de gens demandent la liberté pour eux
et la démocratie pour leur pays.
A ces hommes et à ces femmes pleins de courage, je dis
: toutes les nations libres sont à vos côtés
pour vous aider à obtenir les bienfaits de la liberté.
J'arrive de Jordanie où j'ai rencontré
le roi et la reine, deux dirigeants qui ont embrassé la
voie des réformes depuis des années. Les réformes
de la Jordanie dans le domaine de l'éducation sont un exemple
pour la région. Et maintenant, le gouvernement travaille
à des réformes politiques qui vont décentraliser
les avenues du pouvoir et donner aux Jordaniens une plus grande
voix dans leur avenir.
En Irak, des millions de personnes refusent d'abandonner
au profit de la terreur leurs rêves de liberté et
de démocratie.
Lorsque Bagdad a été conçue, il y a quelque
1200 ans, son plan était celui d'une "cité
ronde" où aucun citoyen n'était plus proche
qu'un autre d'un centre de justice.
Aujourd'hui, après des décennies de meurtres,
de tyrannie et d'injustice, les habitants de Bagdad rêvent
à nouveau des idéaux de la "cité ronde".
En dépit des attaques des criminels, les Irakiens moyens
font preuve de beaucoup de courage et d'une résolution
exemplaire. À chaque étape - du recouvrement de
leur souveraineté à la tenue des élections
et maintenant à celui de la rédaction de leur constitution
- leurs réactions vont au-delà de toutes les espérances.
Les Palestiniens aussi ont parlé : leur gouvernement librement élu uvre à saisir la meilleure occasion qui se présente depuis des années de réaliser le rêve d'avoir un Etat palestinien.
Des dirigeants courageux palestiniens et israéliens
se vouent à la cause de la paix.
Et ils uvrent à construire un climat de confiance.
L'Autorité palestinienne va bientôt prendre le contrôle de la bande de Gaza, première étape de la mise en uvre de la vision de deux Etats démocratiques vivant côte à côte, dans la paix et la sécurité.
Et comme les Palestiniens luttent contre le terrorisme et les
Israéliens remplissent leur responsabilité d'aider
à créer des conditions appropriées pour un
Etat viable, le monde entier - et surtout l'Egypte et les Etats-Unis
- continue à leur offrir son appui.
Au Liban, les tenants de la démocratie réclament
leur indépendance de leurs maîtres étrangers.
Après l'assassinat de Rafic Hariri, des milliers
de Libanais ont exigé des changements.
Même après que le meurtre du journaliste Samir
Kassir eut rappelé à tous l'emprise et la brutalité
du régime de terreur, les Libanais n'ont pas pris peur.
Ils ont porté le deuil de leur compatriote en brandissant
des crayons et de stylos. Et les Libanais ne sont pas les seuls
à vouloir être libérés de la tyrannie
de la police d'Etat syrienne, les Syriens aussi partagent leur
aspiration.
Cent soixante dix-neuf universitaires et militants syriens
des droits de l'homme ont adressé une pétition à
leur gouvernement, lui demandant de "laisser fleurir le printemps
de Damas et de laisser s'épanouir ses fleurs". Les
dirigeants syriens devraient entendre cet appel - et apprendre
à faire confiance à leur peuple.
Le cas de la Syrie est particulièrement grave
parce, au moment où ses voisins embrassent la démocratie
et d'autres réformes politiques, elle héberge
ou appuie directement des groupes engagés dans la violence
- au Liban, en Israël, en Irak et dans les territoires palestiniens.
Le moment est venu pour la Syrie de faire un choix stratégique
en faveur des progrès qui se manifestent autour d'elle,
En Iran, le peuple perd patience face à un régime
oppressif qui refuse aux Iraniens leurs libertés et leurs
droits.
Les apparences d'élections ne peuvent pas masquer la
cruauté organisée du régime théocratique
iranien. Les Iraniens sont capables d'assumer leur liberté
; ils veulent leur liberté ; ils méritent leur liberté.
Le moment est venu pour la minorité non élue
de cesser d'étouffer les aspirations du fier peuple d'Iran.
En Arabie Saoudite, des individus réclament courageusement
un gouvernement responsable. Et des premiers pas vers l'ouverture
ont été faits avec les élections municipales.
Mais beaucoup paient d'un prix injuste l'exercice de leurs
droits fondamentaux.
Trois personnes en particulier sont aujourd'hui emprisonnées
pour avoir présenté de manière pacifique
une pétition au gouvernement - et cela ne devrait être
un crime dans aucun pays.
Ici, au Caire, la décision du président Moubarak
d'amender la constitution et d'organiser des élections
multipartites est encourageante.
Le président Moubarak a ouvert la porte aux changements.
Mais désormais le gouvernement égyptien doit croire
en son propre peuple. Nous sommes tous préoccupés
par l'avenir des réformes égyptiennes lorsque des
militants et des militantes pacifiques de la démocratie
ne sont pas à l'abri de la violence. Il faut maintenant
que l'Etat de droit remplace les décrets d'urgence et qu'un
système judiciaire indépendant remplace la justice
arbitraire.
Le gouvernement égyptien doit tenir la promesse qu'il
a faite à son peuple - et au monde entier - en lui donnant
la liberté de choisir.
Les élections égyptiennes, notamment les élections
parlementaires, doivent être conformes aux normes objectives
qui définissent les élections libres partout dans
le monde.
Les groupes d'opposition doivent être libres de se réunir,
de participer et de parler aux médias. Le vote ne doit
pas être entaché par la violence ou l'intimidation.
Et les observateurs internationaux des élections doivent
avoir libre accès aux bureaux de vote pour faire leur travail.
Ceux qui vont participer aux élections, qu'ils soient
pour ou contre le gouvernement, ont aussi leurs responsabilités.
Ils doivent accepter l'Etat de droit, rejeter la violence,
respecter les normes des élections libres et accepter pacifiquement
les résultats.
Partout dans le Moyen-Orient, la peur des libres choix ne peut
plus justifier le déni de liberté. L'heure est venue
d'abandonner les prétextes utilisés pour éviter
le dur travail menant à la démocratie.
Certains disent que la démocratie est imposée.
En réalité, c'est le contraire qui est vrai : la
démocratie n'est jamais imposée, la tyrannie l'est.
Les peuples choisissent librement la démocratie et toute
réforme couronnée de succès vient de la base.
Nous n'avons qu'à regarder autour de nous.
Pour la première fois de l'histoire de l'humanité,
plus de personnes vivent sous des régimes démocratiques
que sous toute autre forme de gouvernement.
Cela s'est fait par choix, pas par coercition.
Certains disent que la démocratie mène au chaos,
aux conflits et au terrorisme.
C'est le contraire qui est vrai : seuls les concepts de liberté
et de démocratie sont suffisamment forts pour vaincre la
haine, les divisions et la violence.
Pour les peuples de races et de religions différentes,
la nature inclusive de la démocratie peut aider à
éliminer la peur de la différence que certains considèrent
comme un "permis de tuer".
Mais les gens de bonne volonté doivent relever le défi
de l'écoute, du débat et de la coopération
avec les autres.
Pour les pays ayant des frontières communes et dont
l'histoire a été tumultueuse, la démocratie
contribuer à restaurer la confiance et à régler
de vieux différends dans la dignité.
Mais les dirigeants visionnaires et forts doivent s'investir
dans le lourd travail de nourrir les espoirs de paix.
Et pour tous les opprimés, la démocratie offre
une voie vers la justice
Mais le système démocratique ne peut fonctionner
si certains groupes ont un pied dans l'arène politique
et un autre dans le camp de la terreur.
Certains disent que la démocratie détruit les
institutions sociales et contribue à l'érosion des
valeurs morales. C'est le contraire qui est vrai : le succès
de la démocratie dépend de la probité publique
et de la vertu privée.
Pour que la démocratie fleurisse, les hommes et les femmes libres doivent uvrer chaque jour à renforcer leur famille, à aider leurs voisins et à soutenir leurs collectivités.
Certains prétendent que le progrès économique
et social à long terme est possible sans liberté
de pensée et sans marchés libres.
En fait, le potentiel et la créativité ne peuvent
s'exprimer que lorsque les gouvernements font confiance à
leurs citoyens et investissent dans leur avenir.
L'éducation est ce qui permet aux hommes et aux femmes
de transformer leurs rêves en réalité et de
vaincre la pauvreté.
Certains disent que la démocratie est l'apanage des
hommes. Le contraire est vrai : une demi-démocratie n'est
pas une démocratie.
Une dirigeante musulmane l'a bien dit : "La société
est comme un oiseau. Elle a deux ailes. Et l'oiseau ne peut pas
voler si une de ses ailes est brisée".
Partout dans le Moyen-Orient, les femmes nous montrent la
voie.
Au Koweït, les femmes ont manifesté pour
obtenir le droit de vote, portant des banderoles qui disaient
: "Les femmes aussi sont des Koweïtiennes". [En
mai 2005], l'assemblée législative du Koweït
leur a donné raison.
En Arabie Saoudite, les promesses de la dignité
s'éveillent chez certaines jeunes femmes. Lors des récentes
élections municipales, j'ai vu un père de famille
aller voter avec sa fille.
Au lieu de déposer lui-même son bulletin dans
l'urne, il l'a donné à sa fille qui l'a fait. Ce
petit geste d'espoir est révélateur du rêve
d'un père pour sa fille. Et il n'est pas le seul.
Mesdames et messieurs, partout au Proche et au Moyen-Orient,
des millions d'individus expriment leurs aspirations à
la liberté et à la démocratie.
Ces hommes et ces femmes font reculer les frontières
comme jamais on ne l'aurait cru possible il y a un an.
Ils montrent que tout progrès moral important commence
lorsque des individus refusent que la réalité d'aujourd'hui
soit la réalité de demain.
Il fut un temps, pas tellement éloigné, où
la liberté était menacée par l'esclavage.
La valeur morale de mes ancêtres devait être mesurée,
pensait-on alors, en fonction de leur prix sur le marché,
pas de la dignité de leur être.
Cette pratique était soutenue par la violence. Mais
le crime de l'esclavage humain n'a pas pu résister à
la force de la liberté.
Ce qui semblait impossible il y a un siècle est devenu
inévitable au siècle suivant.
Il fut aussi un temps, moins éloigné, où
la liberté était menacée par le colonialisme.
Certains peuples, pensait-on alors, avaient besoin de maîtres
étrangers pour gouverner leur pays et gérer leurs
vies.
Comme l'esclavage, cette idéologie de l'injustice était
soutenue par l'oppression.
Mais lorsque des nations courageuses ont demandé à
jouir de leurs droits, la vérité, que la liberté
est la destinée de chaque nation, s'est répandue
partout dans le monde.
Ce qui semblait impossible il y a quelques décennies
est devenu inévitable au cours des décennies suivantes.
Aujourd'hui, la liberté est menacée par des gouvernements
non démocratiques. Certains pensent que c'est une donnée
permanente de l'histoire.
Mais, mesdames et messieurs, il en est d'autres qui ne s'y
laissent pas prendre.
Ces patriotes ardents, on les trouve à Bagdad et à
Beyrouth, à Riyad et à Ramallah, à Amman
et à Téhéran et aussi ici, au Caire.
Ensemble, ils définissent une nouvelle norme de justice
pour notre époque - une norme claire, puissante et
exaltante. La liberté est une aspiration universelle
et la démocratie est la voie idéale de toutes les
nations.
Le jour arrive où la réalisation de la promesse
d'un monde vraiment libre et démocratique, jugée
impossible il y a encore peu de temps, va aussi sembler inévitable.
Le peuple égyptien devrait être à l'avant-garde
de ce mouvement, comme il l'a été dans la région
par le passé.
Un futur rempli d'espoir est à la portée de tous
les Egyptiens, et de toutes les femmes et de tous les hommes du
Moyen-Orient. C'est à vous de choisir. Mais vous n'êtes
pas seuls. Toutes les nations libres sont à vos côtés.
Alors, ensemble, choisissons la liberté et la démocratie,
pour nos pays, pour nos enfants et pour notre avenir.
Source : site du Département d'Etat, Washington,
juin 2005.
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