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ETATS-UNIS, AVRIL 2006 / UN RAPPORT DU DEPARTEMENT D'ETAT
__La stratégie des Etats-Unis en matière de droits de l'homme et de démocratie
En 2005, les Etats-Unis ont soutenu les revendications
croissantes de par le monde en faveur du respect des libertés
individuelles et politiques, affirme le département d'Etat
dans son rapport annuel intitulé : Le soutien
aux droits de l'homme et à la démocratie : le bilan
des États-Unis, 2005-2006.
Dans leur chapitre d'introduction, les auteurs du rapport affirment
qu'en 2005, les Etats-Unis ont "répondu à la
demande mondiale croissante de liberté personnelle et politique
en appuyant les efforts de ceux qui réclament des réformes".
Selon le rapport, publié le 5 avril 2006,
les efforts qu'ont déployés les Etats-Unis en vue
de transformer les appels "autochtones" à la
démocratie et au respect des droits de l'homme en programmes
d'action se sont traduits par une amélioration de la situation
dans 95 Etats.
On trouvera ci-après le texte de l'avant-propos du rapport,
signé par la secrétaire d'Etat, Condoleezza Rice,
suivi du chapitre d'introduction intitulé : "La stratégie
des Etats-Unis en matière de droits de l'homme et de démocratie".
LE SOUTIEN AUX DROITS DE L'HOMME ET A LA DEMOCRATIE : LE BILAN 2005-2006
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Photo Département d'Etat.
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AVANT-PROPOS. Aujourd'hui, de par le monde, de plus
en plus d'hommes et de femmes exigent le respect de leurs droits
et une attitude responsable de la part de leur gouvernement. Ils
veulent que leur voix soit entendue et que leur vote compte. Ils
réclament des lois justes et la justice pour tous. On se
rend également de plus en plus compte que la démocratie
est la forme de gouvernement le mieux à même, au
fil des ans, de répondre aux exigences de dignité,
de liberté et d'égalité des citoyens.
Comme l'a dit le président Bush dans son second
discours d'investiture, "[...] la politique des Etats-Unis
consiste à chercher à stimuler le développement
des mouvements et des institutions démocratiques dans chaque
nation et dans chaque culture, l'objectif ultime étant
de mettre fin à la tyrannie en ce monde". Dans le
Grand Moyen-Orient, nous avons assisté [en 2005]
à des appels autochtones à la réforme démocratique,
au bourgeonnement du pluralisme politique, à des élections
sans précédent, et à la mise en place de
nouvelles mesures de protection des femmes et des minorités.
Les Irakiens se sont rendus aux urnes trois fois et
ont maintenu le cap de la démocratie malgré un niveau
élevé de violence. Les Afghans et les Afghanes ont
voté dans tout le pays lors des premières élections
législatives libres organisées dans le pays depuis
1969, alors même que le gouvernement luttait encore pour
étendre son autorité sur les centres provinciaux.
Le premier scrutin organisé au Liberia depuis
la fin du conflit a abouti à l'élection de la première
femme à la tête d'un Etat africain. Le Liberia a
ainsi franchi une étape fondamentale de sa transition de
la guerre civile à la démocratie. Les démocraties
d'Amérique latine et des Caraïbes ont continué
de se heurter à la difficulté de renforcer leurs
faibles institutions, de lutter contre la corruption et de remédier
aux inégalités sociales. Le nouveau gouvernement
de l'Ukraine, tenant compte du désir de démocratie
de son peuple, a nettement amélioré son bilan dans
le domaine des droits de l'homme. Et l'Indonésie,
le pays à majorité musulmane le plus peuplé
du monde, a renforcé l'architecture de sa démocratie
lorsque, pour la première fois, les citoyens ont élu
directement les chefs de leurs municipalités, régences
et provinces.
Pendant ce temps, de la Birmanie à la Biélorussie,
de la Chine à Cuba, de la Corée du Nord à
la Syrie et de l'Iran au Zimbabwe, des hommes et des femmes
courageux ont été persécutés parce
qu'ils exerçaient leurs droits fondamentaux à la
liberté d'expression, d'association, de réunion
et de mouvement, et, contre vents et marées, ils ont continué
d'uvrer en faveur d'un changement pacifique. Ce rapport décrit
les maintes façons dont la politique étrangère
des Etats-Unis a aidé les citoyens et les gouvernements
du monde entier à transformer ces exigences croissantes
de respect des droits de l'homme et de démocratie en programmes
d'action. Condoleezza Rice.
AFIN QUE LES REGIMES DEMOCRATIQUES PUISSENT MIEUX OFFRIR LES BIENFAITS DE LA DEMOCRATIE A LEURS PEUPLES, NOUS LES AVONS AIDES A RENFORCER LEURS INSTITUTIONS PUBLIQUES ET A ETAYER L'ETAT DE DROIT
INTRODUCTION. Les Etats-Unis utilisent un large
éventail d'outils diplomatiques à l'appui des droits
de l'homme et de la démocratie dans le monde. Ce rapport
résume notre stratégie dans chaque région,
et décrit ce que nous avons fait l'année dernière
pour soutenir les efforts autochtones de réforme dans 95
pays.
Le président Bush a dit en janvier 2005 : "La
liberté, de par sa nature, doit être choisie et défendue
par les citoyens, et soutenue par l'Etat de droit et la protection
des minorités [...] L'Amérique n'imposera pas son
propre style de gouvernement à ceux qui n'en veulent pas.
Notre objectif est plutôt d'aider les autres à trouver
leur propre voix, à obtenir leur propre liberté,
et à tracer leur propre voie". Afin d'atteindre cet
objectif, nous avons répondu à la demande mondiale
croissante de liberté personnelle et politique en appuyant
les efforts de ceux qui réclament des réformes.
Nous avons été solidaires des femmes et des hommes
courageux du monde entier qui, parce qu'ils exerçaient
leurs droits, ont été persécutés par
des régimes répressifs.
Par la communication sur le terrain avec des responsables publics,
avec des organisations de la société civile et avec
des individus, et par le truchement d'un engagement multilatéral
aux niveaux régional et mondial, nous avons défendu
les normes internationales des droits de l'homme et avancé
les principes de la démocratie. Afin que les régimes
démocratiques puissent mieux offrir les bienfaits de la
démocratie à leurs peuples, nous les avons aidés
à renforcer leurs institutions publiques et à étayer
l'Etat de droit. Nous avons encouragé la pleine participation
de tous les citoyens, notamment des femmes et des minorités,
à la vie publique de leur pays. Afin de s'assurer du
respect de la volonté des peuples, nous avons soutenu le
pluralisme politique et contribué à égaliser
les chances afin que les élections répondent aux
normes internationales. Nous avons demandé aux gouvernements
démocratiquement élus qui ne gouvernaient pas démocratiquement
de rendre des comptes. Et, alors même que les médias
indépendants et des organisations non gouvernementales
(ONG) étaient assiégés dans de nombreux pays,
nous avons défendu leurs contributions vitales à
la démocratie.
Durant l'année budgétaire 2005, nous avons
consacré 1,4 milliard de dollars aux programmes relatifs
aux droits de l'homme et à la démocratie. Nous avons
également soutenu les efforts de démocratisation
par le biais d'une aide au développement bien ciblée,
par exemple le novateur Compte du millénaire, qui lie l'obtention
d'une aide à la lutte contre la pauvreté et à
la bonne gestion des affaires publiques. En même temps,
nous avons continué d'imposer des sanctions économiques
à l'encontre des régimes qui violent systématiquement
les droits de l'homme, notamment ceux de Birmanie et de Cuba.
De concert avec les gouvernements des pays industrialisés
du G8 et d'autres, ainsi qu'avec les ONG, nous avons mis sur pied
deux nouvelles institutions visant à encourager les réformes
locales dans le Grand Moyen-Orient et en Afrique du Nord : la
Fondation pour l'avenir, qui soutient la société
civile, et le Fonds pour l'avenir, qui favorise les investissements.
Enfin, nous avons cherché à faire des institutions
internationales des défenseurs plus efficaces des droits
de l'homme et de la démocratie. Durant l'année budgétaire
2005, nous avons, à cette fin, versé plus de 10
millions de dollars au Fonds des Nations unies pour la démocratie
et milité en faveur de la création d'un Conseil
des droits de l'homme crédible au sein des Nations
unies, dont seraient exclus les pires contrevenants.
Dans toutes ces démarches entreprises au nom des droits
de l'homme et de la démocratie, nous avons accueilli favorablement
la participation d'autres gouvernements, et nous avons recherché
les idées et le savoir-faire des ONG qui, chaque jour,
citoyen par citoyen, institution par institution, pays par pays,
accomplissent la difficile tâche de défense des droits
de l'homme et de promotion de la démocratie. Condoleezza
Rice.
Documents diffusés par le Bureau de la démocratie,
des droits de l'homme et du travail, Département d'Etat,
Washington, avril 2006.
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