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Textes de référence - 2007


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Le Pacte écologique
[ 3.3 Mo]

 POINT DE VUE 

Ecologie : le compte n'y est pas
par Nicolas Hulot


FRANCE | ELECTIONS PRESIDENTIELLES, MARS-AVRIL 2007
__Le Pacte écologique de Nicolas Hulot réunit dix candidats à la présidentielle

Nicolas Hulot, l’une des figures médiatiques de l'écologie en France, a lancé en novembre 2006 un Pacte écologique, qu’il souhaitait voir adopté par les principaux candidats à l’élection présidentielle, afin de répondre, notamment, à l’urgence du réchauffement climatique. Sur le fond, Nicolas Hulot invitait les candidats à se prononcer sur dix propositions et cinq engagements concrets, fiscaux et institutionnels notamment, énoncées dans un "pacte" passé entre les citoyens et le futur président.

En résumé : nomination d'un vice-Premier ministre du développement durable, mise en place d'une taxe carbone, réorientation des subventions de la Politique agricole commune (PAC) vers une agriculture biologique, création d'un grand corps d'Etat du développement durable, et plus de démocratie participative sur les grandes questions environnementales. Ces propositions apparaissent comme "le minimum requis" pour les ONG et les experts.

La plupart des candidats – Ségolène Royal / Parti socialiste (PS), François Bayrou / Union pour la démocratie française (UDF), Dominique Voynet / Les Verts , Marie-George Buffet / Parti communiste (PC), Nicolas Sarkozy / Union pour un mouvement populaire (UMP) - ont signé le Pacte, sauf l'extrême gauche et l'extrême droite.  Jean-Marie Le Pen et Philippe de Villiers n’ont pas expliqué leur refus. Mais, Olivier Besancenot et Arlette Laguiller (trotskystes) jugent que Nicolas Hulot ne s'attaque pas à la racine du mal, "la course au profit qui est responsable des désastres écologiques", selon Olivier Besancenot.

Le 31 janvier 2007, dix candidats à la présidence de la République ont défilé, devant Nicolas Hulot, entouré d'une cinquantaine de signataires anonymes du Pacte, et des représentants du milieu associatif écologiste, pour apposer leur signature au bas du manifeste.

Cérémonie relatée par Gaëlle Dupont dans le quotidien Le Monde du 2 février 2007. "Pour impulser une politique ambitieuse, j'aurai besoin de votre aide, et de vos pressions", a lancé Ségolène Royal aux militants. Pour François Bayrou, le président "devra avoir l'obsession d'imposer à la communauté internationale la prise en compte des questions climatiques et de biodiversité" et de "bâtir une conscience européenne" écologique. Marie-George Buffet a promis de combattre "le libéralisme et le productivisme", responsables "des régressions sociales et environnementales".

Dominique Voynet a raillé "les candidats qui ont signé d'un clic". La candidate des Verts a critiqué le bilan du gouvernement et a été la seule à souligner "les conflits d'usage et d'intérêt" à prévoir. "Le changement de cap du paquebot sera difficile", a-t-elle prévenu. Nicolas Sarkozy est intervenu en dernier. "Les engagements que je prends aujourd'hui vont irriguer l'ensemble de mon projet", a-t-il déclaré. M. Sarkozy a affirmé sa volonté de "faire évoluer une famille politique qui a fait des erreurs en matière d'environnement". Il souhaite "faire jouer l'économie de marché, en essayant de lui donner une éthique".

Le candidat de l'UMP n'a pas caché son désaccord avec la première proposition du pacte : la création d'un vice-premier ministre du développement durable. Il lui préfère la constitution d'un "grand ministère du développement durable", regroupant l'écologie, l'eau, les transports et l'énergie".

03.2007Up